Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2403880

lundi 4 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2403880
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. B A, qui contestait une contrainte émise par France Travail (ex-Pôle Emploi) pour le recouvrement d'un indu d'allocation d'aide au retour à l'emploi de 1 314,35 euros. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. A n'a pas produit la contrainte contestée, malgré une demande de régularisation notifiée le 21 septembre 2024. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de rejeter sans instruction les requêtes irrecevables non régularisées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 16 septembre 2024, M. B A forme opposition contre la contrainte émise le 5 juin 2023 par Pôle Emploi devenu France travail pour le recouvrement de la somme de 1314, 35 euros au titre d'un indu d'allocation d'aide au retour à l'emploi.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code du travail ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. D'une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par courrier du 18 septembre 2024 dont l'accusé de réception est revenu au tribunal revêtu de la signature du destinataire le 21 septembre 2024, M. A n'a pas justifié avoir produit, dans le délai qui lui était imparti, la contrainte émise le 5 juin 2023. Par suite, sa requête doit être regardée comme étant manifestement irrecevable et rejetée, en application du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A.

Fait à Orléans, le 4 novembre 2024.

Le président du tribunal,

Benoist GUEVEL

La République mande et ordonne à la ministre du travail et de l'emploi en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.