Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2404288

jeudi 7 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2404288
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantAARPI HUG & ABOUKHATER

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé, a été saisi par M. B, ressortissant afghan reconnu réfugié, afin de suspendre l'exécution de la décision implicite du préfet du Cher refusant de lui délivrer une carte de résident de dix ans sur le fondement de l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le requérant s'est désisté de ses conclusions aux fins de suspension, d'injonction et d'astreinte, désistement pur et simple auquel le tribunal a donné acte. Le tribunal a accordé l'aide juridictionnelle provisoire à M. B et a condamné l'État à verser 1 500 euros à son avocat au titre des frais d'instance, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'État.

Texte intégral

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête n° 2404286, enregistrée le 9 octobre 2024, par laquelle M. B demande l'annulation de la décision implicite par laquelle le préfet du Cher a refusé de lui délivrer une carte de résident en qualité de réfugié.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. C en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le rapport de M. C a été lu au cours de l'audience publique.

La clôture de l'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience.

Considérant ce qui suit :

1. M. B, ressortissant afghan né le 5 octobre 1998, est entré en France et a sollicité l'asile. L'Office français de protection des réfugiés et apatrides a fait droit à cette demande par une décision du 25 octobre 2023. L'intéressé a sollicité le 31 octobre 2023 la délivrance de la carte de résident valable dix ans sur le fondement de l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et s'est vu délivrer une attestation de prolongation d'instruction renouvelée jusqu'au 11 septembre 2024. Dans l'instance n° 2404286, il a demandé l'annulation de la décision implicite par laquelle l'autorité préfectorale a refusé de lui délivrer une carte de résident en qualité de réfugié. Dans la présente instance, il demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de prononcer la suspension de l'exécution de cette décision.

Les conclusions à fin d'octroi de l'aide juridictionnelle provisoire :

2. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de faire droit à la demande d'octroi de l'aide juridictionnelle à titre provisoire.

Les conclusions aux fins de suspension de l'exécution de la décision en litige, d'injonction et d'astreinte :

3. Par un mémoire, enregistré le 6 novembre 2024, M. B a déclaré se désister des conclusions de suspension d'exécution et d'injonction de sa requête, et par voie de conséquence de ses conclusions à fin d'astreinte. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.

Les frais de l'instance :

4. L'avocat de M. B peut se prévaloir des dispositions de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, et sous réserve que Me Hug, avocat de M. B, renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat, de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros.

ORDONNE:

Article 1er : Le bénéfice de l'aide juridictionnelle est accordé à titre provisoire à M. B.

Article 2 : Il est donné acte du désistement d'instance des conclusions de la requête de M. B aux fins de suspension de l'exécution de la décision en litige, d'injonction et d'astreinte.

Article 3 : L'Etat versera à Me Hug, avocat de M. B, sous réserve de sa renonciation à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat au titre de l'aide juridictionnelle, une somme de 1 500 euros au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Article 4 : Le présent jugement sera notifié à M. A B, au préfet du Cher et au préfet de police de Paris.

Fait à Orléans, le 7 novembre 2024.

Le juge des référés,

Denis C

La République mande et ordonne au préfet du Cher en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.