LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2404567

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2404567

mardi 5 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2404567
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSELARL BALLADE-LARROUY

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 18 octobre 2024, M. A B, représenté par Me Ballade, demande au tribunal :

1°) d'ordonner à titre principal au président du conseil départemental d'Eure-et-Loir de lui délivrer un arrêté d'alignement ;

2°) à titre subsidiaire, d'annuler la décision du 20 août 2024 par lequel le président du conseil départemental d'Eure-et-Loir aurait refusé de faire droit à sa demande d'alignement individuel ;

3°) à titre infiniment subsidiaire, de désigner un expert judiciaire pour établir les limites de propriété entre celle de M. B et la RD n° 307/1 ;

4°) de mettre à la charge du département d'Eure-et-Loir la somme de 1.500 € en application des dispositions de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- le département a choisi l'un des deux plans établis par le géomètre-expert qui l'arrangeait sans justification ;

- le refus de faire droit à sa demande d'alignement individuel est illégal ;

- le document servant à établir les propriétés n'a pas été signé ;

- l'alignement proposé porte atteinte à son droit de propriété dès lors que la bande de terrain a été toujours été incluse dans sa propriété ainsi qu'il ressort des plans napoléoniens.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code civil ;

- le code général des collectivités territoriales ;

- le code général de la propriété des personnes publiques ;

- le code de la voirie routière ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. M. B est propriétaire de la parcelle cadastrée section A n° 984 située au 7, rue du Clocher à Saint-Lucien (28210), laquelle est bordée par la route départementale n° 307/1. Il a sollicité le 3 juillet 2024 la délivrance d'un arrêté individuel d'alignement et demande au tribunal d'annuler la décision du 20 août 2024 par laquelle président du conseil départemental d'Eure-et-Loir aurait refusé de faire droit à sa demande.

Sur la portée de la décision en litige :

2. Si M. B soutient que la décision du 20 août 2024 constitue un refus de faire droit à sa demande d'alignement, il ressort cependant de la décision contestée que celle-ci indique et précise pourtant expressément que l'alignement sollicité correspond au procès-verbal de délimitation joint à ladite décision, établi après réunion contradictoire sur place, à laquelle était présent M. B, le 15 décembre 2021 à 10 h, par M. C, géomètre-expert, le 15 décembre 2021. Dans ces conditions, M. B ne saurait sérieusement soutenir s'être vu opposer une décision de refus de faire droit à sa demande d'alignement et la décision contestée doit, dans ces conditions, être regardée comme un arrêté individuel d'alignement dont M. B sollicite l'annulation.

Sur le cadre juridique :

3. Aux termes de l'article L. 112-1 du code de la voirie routière : " L'alignement est la détermination par l'autorité administrative de la limite du domaine public routier au droit des propriétés riveraines. Il est fixé soit par un plan d'alignement, soit par un alignement individuel. / Le plan d'alignement, auquel est joint un plan parcellaire, détermine après enquête publique la limite entre voie publique et propriétés riveraines. / L'alignement individuel est délivré au propriétaire conformément au plan d'alignement s'il en existe un. En l'absence d'un tel plan, il constate la limite de la voie publique au droit de la propriété riveraine ". Selon l'article L. 112-3 de ce code : " L'alignement individuel est délivré par le représentant de l'Etat dans le département, le président du conseil départemental ou le maire, selon qu'il s'agit d'une route nationale, d'une route départementale ou d'une voie communale. / Dans les agglomérations, lorsque le maire n'est pas compétent pour délivrer l'alignement, il doit obligatoirement être consulté. ". L'article L. 112-4 dudit code précise que " L'alignement individuel ne peut être refusé au propriétaire qui en fait la demande. ".

4. L'alignement individuel, qui, en l'absence d'un plan d'alignement, constate la limite de la voie publique au droit de la propriété riveraine, est un acte purement déclaratif qui reste valable, en ce qui concerne la délimitation de la voie publique, tant qu'il ne se produit pas de fait nouveau, alors même que l'autorité qui le délivre aurait fixé un délai pour la réalisation des travaux en vue desquels l'alignement a été demandé.

5. Il résulte de ces dispositions, d'une part, que l'alignement individuel ne saurait résulter d'une décision implicite et, d'autre part, qu'en l'absence de plan d'alignement, l'alignement individuel, qui n'emporte aucun effet sur le droit de propriété des riverains, ne peut être fixé qu'en fonction des limites actuelles de la voie publique en bordure des propriétés riveraines.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

6. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative: " Les présidents de tribunal administratif et de cour administrative d'appel, les premiers vice-présidents des tribunaux et des cours, le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans ou ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ; 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. () ".

En ce qui concerne les conclusions à fin d'injonction présentées à titre principal :

7. Conformément à l'article R. 421-1 du code de justice administrative, il n'appartient pas à la juridiction administrative d'adresser des injonctions à l'administration, sauf dans des cas expressément prévus par des dispositions législatives particulières, comme celles figurant aux articles L. 911-1 du code de justice administrative qui concernent l'injonction impliquée par un jugement qui a statué sur une décision. Aussi les conclusions à fin d'injonction formulées à titre principal par M. B tendant à ce qu'il soit enjoint au président du conseil départemental d'Eure-et-Loir de lui délivrer un arrêté d'alignement sont-elles manifestement irrecevables et doivent dès lors et en tout état de cause, être rejetées.

Sur les conclusions à fin d'annulation présentées à titre subsidiaire :

8. M. B, riverain d'une route départementale, a déposé une demande d'alignement. En l'absence de plan d'alignement, l'exécutif départemental était tenu de lui délivrer, sur le fondement des dispositions précitées du code de la voirie routière, un arrêté individuel d'alignement constatant la limite de fait de la voie publique.

9. En premier lieu, il ne résulte d'aucune disposition applicable, tant du code de la voirie routière que du code des relations entre le public et l'administration, que l'édiction d'un arrêté individuel d'alignement devrait être précédée d'une concertation, d'une enquête publique et soumise au contradictoire. Aussi le moyen de légalité externe tiré de ce que la procédure serait irrégulière en l'absence de signature de M. B est-il manifestement infondé.

10. En deuxième lieu, le moyen invoqué tiré de l'atteinte qui serait portée au droit de propriété de M. B est inopérant et doit, par suite, être écarté.

11. En troisième et dernier lieu, M. B n'apporte aucun élément de nature à établir que la délimitation de la voie publique telle qu'elle ressort du plan établi par le géomètre-expert dans son procès-verbal joint à la décision contestée ne correspondrait pas aux limites de fait de la voie publique, et ce, alors que l'article 7 dudit procès-verbal relatif à la régularisation foncière précise qu'il y a une concordance entre la limite foncière de propriété avec la limite de fait de l'ouvrage public et qu'aucune régularisation n'est ainsi à prévoir, Aussi ce moyen n'est-il pas assorti de faits manifestement susceptibles de venir à son soutien.

12. Il résulte de ce qui précède qu'il y a lieu, sans qu'il soit besoin d'ordonner une expertise judiciaire, de rejeter les conclusions présentées par M. B en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Sur les frais liés au litige :

13. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge du département d'Eure-et-Loir, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que M. B demande au titre des frais exposés par lui et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B.

Copie en sera adressée pour information au département d'Eure-et-Loir.

Fait à Orléans, le 5 novembre 2024.

Le président de la 5e chambre,

Samuel DELIANCOURT

La République mande et ordonne au préfet d'Eure-et-Loir en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions