Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2404681

lundi 23 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2404681
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif d’Orléans a été saisi par Mme A pour contester une décision de la CAF d’Indre-et-Loire lui réclamant un trop-perçu de prime d’activité de 132,30 euros. En défense, la CAF a soutenu que la dette avait été intégralement remboursée par une retenue sur les prestations d’octobre 2024, ce que la requérante n’a pas contesté. Constatant que le litige était devenu sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 2 novembre 2024, Mme B A doit être regardée comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 6 mai 2024 par laquelle la caisse d'allocations familiales d'Indre-et-Loire lui a réclamé le remboursement d'un trop-perçu de prime d'activité d'un montant de 132.30 euros pour la période d'août à octobre 2022.

Par un mémoire en défense, enregistré le 2 avril 2025, la caisse d'allocations familiales d'Indre-et-Loire conclut au non-lieu à statuer.

Il soutient que l'indu a été soldé suite à une retenue sur les prestations de Mme A effectuée le 29 octobre 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : / 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; / () ".

2. Il résulte de l'instruction, et notamment de la copie d'écran du tableau présentant l'état des remboursements de la créance de Mme A intégrée dans le mémoire en défense de la caisse d'allocations familiales d'Indre-et-Loire, dont les éléments ne sont pas contestés par la requérante, que postérieurement à l'introduction de la requête, la dette de prime d'activité d'un montant de 132,30 euros mise à la charge de Mme A a été entièrement soldée à la suite d'une retenue réalisée sur le paiement de la prime d'activité du mois d'octobre 2024 de la requérante par la caisse d'allocations familiales d'Indre-et-Loire. Par suite, la requête de Mme A est devenue sans objet. Il n'y a, dès lors, pas lieu d'y statuer.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de Mme A.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à la caisse d'allocations familiales d'Indre-et-Loire.

Fait à Orléans, le 23 juin 2025.

Le président du tribunal,

B. GUEVEL

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.