Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2404718

samedi 16 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2404718
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantHAJJI

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans, saisi d'un recours en excès de pouvoir contre une décision du préfet de la Seine-Maritime prolongeant une interdiction de retour sur le territoire français, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 351-3 du code de justice administrative et R. 312-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, le litige relève du tribunal du lieu de résidence de l'intéressé. M. A ayant déclaré être domicilié à Lisieux (Calvados), le dossier a été transmis au tribunal administratif de Caen.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 novembre 2024, M. B A, demande au tribunal d'annuler la décision du 4 novembre 2024 par laquelle le préfet de la Seine-Maritime a prolongé l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'alinéa premier de l'article R. 351-3 du code de justice administrative : " Lorsqu'une cour administrative d'appel ou un tribunal administratif est saisi de conclusions qu'il estime relever de la compétence d'une juridiction administrative autre que le Conseil d'État, son président, ou le magistrat qu'il délègue, transmet sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente. " et selon l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : " Les jugements sont rendus, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu'il désigne à cet effet / (). Il peut, par ordonnance : / () 2° Transmettre sans délai le dossier à la juridiction qu'il estime compétente (). ".

2. Aux termes de l'article R. 312-8 du même code : " Les litiges relatifs aux décisions individuelles prises à l'encontre de personnes par les autorités administratives dans l'exercice de leurs pouvoirs de police relèvent de la compétence du tribunal administratif du lieu de résidence des personnes faisant l'objet des décisions attaquées à la date desdites décisions. ", et aux termes de l'article R. 221-3 du code précité : " Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : / () Caen : Calvados, Manche, Orne ; / () Orléans : Cher, Eure-et-Loir, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher, Loiret ; (). ".

3. Il ressort des pièces du dossier que M. A a été libéré du centre de rétention administrative d'Olivet par une ordonnance du juge du tribunal judiciaire d'Orléans du 9 novembre 2024, confirmée par une décision de la cour d'appel d'Orléans du 13 novembre 2024, que l'intéressé a déclaré dans son audition du 2 novembre 2024, être domicilié sur la commune de Lisieux (14100) dans le département du Calvados. Par suite, en application des dispositions précitées, le présent litige ne relève pas de la compétence territoriale du tribunal administratif d'Orléans mais de celle du tribunal administratif de Caen, auquel il y a lieu de transmettre le dossier.

O R D O N N E :

Article 1er : Le dossier de la requête présentée par M. A est transmis au tribunal administratif de Caen.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A, à la présidente du tribunal administratif de Caen et au préfet de la Seine-Maritime.

Fait à Orléans, le 16 novembre 2024.

Le président du tribunal,

Benoist GUEVEL