Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2405173
vendredi 20 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2405173 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 novembre 2024, M. B C demande au juge des référés de suspendre l'exécution de la décision 48 SI du ministre de l'intérieur portant invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul.
Il soutient que :
Sur la condition d'urgence :
- Il ne pourra bénéficier d'un nouveau permis de conduire avant le 15 mai 2025 ;
- Il a besoin de son permis de conduire pour exercer son activité d'auto-entrepreneur afin de se déplacer, sachant qu'il a perdu trois chantiers ;
- Il a refusé deux offres d'emploi à cause d'une erreur administrative ;
- Il ne veut pas profiter des allocations chômage ;
- Il veut travailler et pouvoir s'occuper de ses trois enfants ;
- A est dans ses droits.
Sur le doute sérieux sur la légalité de la décision contestée :
- La décision en litige ne lui pas été notifiée à la bonne adresse le 14 août 2024 et a été retournée à l'expéditeur ;
- Il a effectué un stage de reconstitution de points en août 2024 ;
- Ce stage est intervenu avant l'expiration du délai de 15 jours de mise en instance à la poste ;
- Il est de bonne foi.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de la route ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Sur les conclusions présentées au titre de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :
1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision.
Lorsque la suspension est prononcée, il est statué sur la requête en annulation ou en réformation de la décision dans les meilleurs délais. La suspension prend fin au plus tard lorsqu'il est statué sur la requête en annulation ou en réformation de la décision. ". Aux termes de l'article R. 522-1 de ce code : " La requête visant au prononcé de mesures d'urgence doit contenir l'exposé au moins sommaire des faits et moyens et justifier de l'urgence de l'affaire. A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière. ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".
2. Par sa requête, enregistrée le 29 novembre 2024, M. B C demande au juge des référés de suspendre l'exécution de la décision 48 SI du ministre de l'intérieur portant invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Toutefois, à la date de la présente ordonnance, M. C n'a pas saisi, par ailleurs, le tribunal administratif d'Orléans d'une requête à fin d'annulation ou de réformation de la décision dont la suspension est demandée. Par suite, la requête en référé est irrecevable à l'aune des dispositions de l'article R. 522-1 du code de justice administrative et ne peut qu'être rejetée par application des dispositions de l'article L. 522-3 du même code.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B C.
Copie en sera adressée au ministre de l'intérieur.
Fait à Orléans, le 20 décembre 2024.
Le juge des référés,
Benoist GUEVEL
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N° 2400396