Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2500427

mardi 25 février 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2500427
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a constaté que le maire de Candé-sur-Beuvron avait abrogé son arrêté du 9 juillet 2024 s'opposant à la construction d'un pylône de radiophonie par Bouygues Télécom et Cellnex France Infrastructures, et avait autorisé les travaux par un nouvel arrêté du 4 février 2025. En conséquence, le juge a estimé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension de l'arrêté initial ni sur l'injonction de réinstruction, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Les conclusions accessoires des requérantes ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 3 février 2025, la société anonyme Bouygues Télécom et la société Cellnex France Infrastructures, représentées par Me Hamri, demandent au juge des référés :

1°) en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l'exécution de l'arrêté du 9 juillet 2024 par lequel le maire de Candé-sur-Beuvron s'est opposé à la déclaration préalable de construction d'un pylône de radiophonie ;

2°) d'enjoindre au maire de Candé-sur-Beuvron de réinstruire la déclaration préalable et d'y statuer dans le délai d'un mois à compter de l'ordonnance à intervenir, sous astreinte de 500 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Candé-sur-Beuvron une somme de 5 000 euros en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

La requête de la société anonyme Bouygues Télécom et de la société Cellnex France Infrastructures a été communiquée à la commune de Candé-sur-Beuvron pour laquelle il n'a pas été produit de mémoire en défense.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête n° 2500044, enregistrée le 7 janvier 2025, par laquelle la société anonyme Bouygues Télécom et la société Cellnex France Infrastructures demandent l'annulation de l'arrêté du 9 juillet 2024.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. A en application de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision () ".

2. Par un arrêté du 9 juillet 2024, le maire de Candé-sur-Beuvron s'est opposé à la déclaration préalable déposée pour la construction d'un pylône de radiotéléphonie souscrite par la société Cellnex France Infrastructures en vue de l'installation de trois antennes de téléphonie mobile pour le compte de la société anonyme Bouygues Télécom. Toutefois, par un arrêté du 4 février 2025, postérieur à l'introduction de la requête, le maire a abrogé cet arrêté et a explicitement autorisé la réalisation de ces travaux.

3. Dans ces circonstances, il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions des sociétés requérantes tendant à la suspension de l'exécution de l'arrêté du 9 juillet 2024 et à ce qu'il soit enjoint au maire de Candé-sur-Beuvron de réexaminer la déclaration préalable dont il était saisi.

4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la commune de Candé-sur-Beuvron le versement de la somme que réclament les sociétés requérantes au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

ORDONNE:

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de la société anonyme Bouygues Télécom et de la société Cellnex France Infrastructures tendant à la suspension de l'exécution de l'arrêté du 9 juillet 2024 et à ce qu'il soit enjoint au maire de Candé-sur-Beuvron de réinstruire la déclaration préalable et d'y statuer.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de la société anonyme Bouygues Télécom et de la société Cellnex France Infrastructures est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à la société anonyme Bouygues Télécom et à la commune de Candé-sur-Beuvron.

Fait à Orléans, le 25 février 2025.

Le juge des référés,

Denis A

La République mande et ordonne au préfet de Loir-et-Cher en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.