Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2500858

mardi 27 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2500858
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A contestant le refus implicite de la caisse d'allocations familiales du Cher de lui accorder une remise gracieuse d'un trop-perçu de prime d'activité de 501,20 euros. La requérante n'a soulevé que des moyens jugés irrecevables, inopérants ou insuffisamment précis pour en apprécier le bien-fondé. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 21 février 2025, Mme B A demande au tribunal d'annuler la décision par laquelle la caisse d'allocations familiales du Cher a refusé de lui accorder une remise gracieuse de prime d'activité d'un montant de 501,20 euros au titre de la période d'octobre 2024 à janvier 2025.

Elle soutient que :

- elle a déclaré ses revenus et apparemment a un trop perçu de prime d'activité ;

- la caisse d'allocations familiales lui a refusé un arrangement partiel ou total ;

- elle sollicite du juge une remise gracieuse.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de la sécurité sociale ;

- le code de l'action sociale et des familles ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () peuvent, par ordonnance : () ; 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé./() ".

2. Mme A a formé le 24 février 2025 le recours préalable prévu par les dispositions de l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale, afin d'obtenir de la caisse d'allocations familiales du Cher une remise de dette portant sur la somme de 501,20 euros. Du silence gardé par la caisse d'allocations familiales du Cher sur le recours de Mme A est née une décision implicite rejetant sa demande de remise gracieuse que la requérante entend contester. Toutefois, en se bornant à soutenir qu'elle a déclaré ses revenus, qu'apparemment elle généré un trop perçu de prime d'activité, que la caisse d'allocations familiales du Cher lui a refusé un arrangement partiel ou total et qu'elle demande une remise gracieuse. Mme A soulève des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, sa requête ne peut qu'être rejetée en application des dispositions précitées du 7° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B A et à la caisse d'allocations familiales du Cher.

Fait à Orléans, le 27 mai 2025.

Le président du tribunal,

B. GUÉVEL

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.