Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2501323

lundi 26 mai 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2501323
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. A contestant l'arrêté du préfet d'Eure-et-Loir du 10 février 2025 refusant le regroupement familial pour son épouse en raison de ressources insuffisantes. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait aucun moyen opérant, se limitant à des considérations personnelles sur les souhaits professionnels et familiaux du requérant. La décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement infondées après expiration du délai de recours.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 18 mars 2025, M. C A doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler l'arrêté en date du 10 février 2025 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir a rejeté la demande de regroupement familial en faveur de son épouse Mme D B au motif que ses ressources sont insuffisantes.

Il soutient qu'il souhaite faire une formation de couturier ou de cariste, que sa femme souhaite devenir cuisinière, qu'il préférerait que ses enfants grandissent en France et qu'il n'est pas dépensier.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. L'article R. 222-1 du code de justice administrative dispose que : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. ".

2. M. C A qui se borne à indiquer qu'il souhaite faire une formation de couturier ou de cariste, que sa femme souhaite devenir cuisinière, qu'il préférerait que ses enfants grandissent en France et qu'il n'est pas dépensier ne soulève au soutien de ses conclusions aux fins d'annulation de l'arrêté en date du 10 février 2025 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir a rejeté la demande de regroupement familial en faveur de son épouse Mme D B au motif que ses ressources sont insuffisantes aucun moyen opérant. Dans ces conditions, les délais de recours étant expirés, sa requête peut, pour ce motif, être rejetée, en application des dispositions précitées de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. C A est rejetée.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C A.

Fait à Orléans, le 26 mai 2025.

La présidente de la 1ère chambre,

Anne LEFEBVRE-SOPPELSA

La République mande et ordonne au préfet d'Eure-et-Loir en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.