LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2501330

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2501330

mercredi 4 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2501330
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationC
FormationURGENCES -JUGE UNIQUE

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, rejette la requête visant à annuler la décision de la CAF réclamant le remboursement d'indus de prime d'activité. Le juge estime que les requérants constituaient bien un foyer au sens des articles L. 842-1 et suivants du code de la sécurité sociale avant la date qu'ils ont déclarée, en se fondant sur un faisceau d'indices (compte bancaire commun et résidence à la même adresse). Par conséquent, la CAF était en droit de recalculer leurs droits et de réclamer les sommes versées indûment.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 19 mars 2025, Mme et M. A... et Jessy B... demandent au tribunal d’annuler la décision du 3 février 2025 par laquelle la commission de recours amiable de la caisse d’allocations familiales de Loir-et-Cher a rejeté leur réclamation dirigée contre la décision du 12 septembre 2024 leur réclamant un indu de 3 143,90 euros de prime d’activité au titre de la période du 1er octobre 2021 au 31 juillet 2024, un indu de 5 586,91 euros de prime d’activité au titre de la période du 1er septembre 2021 au 31 juillet 2024 et un indu de 28 euros de prime exceptionnelle au titre du mois de novembre 2022.

Ils soutiennent qu’ils n’avaient pas fait part de leur vie conjugale à la caisse avant leur mariage le 6 juillet 2024, qu’ils vivent en couple de manière notoire et permanente depuis avril 2023, qu’ils n’avaient rien en commun hormis le compte bancaire ouvert en septembre 2020 qui leur servait uniquement pour leurs sorties lors des permissions du requérant, qu’ils étaient hébergés à titre gratuit respectivement chez leurs parents avant l’acquisition de leur maison le 20 janvier 2023.

Par un mémoire en défense, enregistré le 18 juillet 2025, la caisse d’allocations familiales de Loir-et-Cher conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les requérants avaient une vie de couple depuis 2020.

Vu les autres pièces du dossier.



Vu :
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Delandre en application de l’article R. 222-13 du code de justice administrative.

Le magistrat désigné a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l’audience.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Le rapport de M. Delandre, magistrat désigné, a été entendu au cours de l’audience publique.

Les parties n’étaient pas présentes, ni représentées.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 842-1 du code de la sécurité sociale : « Toute personne résidant en France de manière stable et effective qui perçoit des revenus tirés d’une activité professionnelle a droit à une prime d’activité, dans les conditions définies au présent titre ». Aux termes de l’article L. 843-1 du même code : « La prime d’activité est attribuée, servie et contrôlée, pour le compte de l’Etat, par les caisses d’allocations familiales et par les caisses de mutualité sociale agricole pour leurs ressortissants ». Aux termes de l’article R. 846-5 du même code : « Le bénéficiaire de la prime d’activité est tenu de faire connaître à l'organisme chargé du service de la prestation toutes informations nécessaires à l'établissement et au calcul des droits, relatives à sa résidence, à sa situation de famille, aux activités, aux ressources et aux biens des membres du foyer. Il doit faire connaître à cet organisme tout changement intervenu dans l'un ou l'autre de ces éléments ». Aux termes de l’article R. 842-3 du même code : « Le foyer mentionné au 1° de l'article L. 842-3 est composé : / 1° Du bénéficiaire ; / 2° De son conjoint, concubin, ou partenaire lié par un pacte civil de solidarité (…) ». Aux termes de l’article L. 842-7 du même code : « (…) Est considérée comme isolée une personne veuve, divorcée, séparée ou célibataire, qui ne vit pas en couple de manière notoire et permanente et qui, notamment, ne met pas en commun avec un conjoint, concubin ou partenaire lié par un pacte civil de solidarité ses ressources et ses charges (…) ».

2. Il résulte des dispositions citées au point 1 que, pour le bénéfice de la prime d’activité, le foyer s’entend du demandeur ainsi que, le cas échéant, de son conjoint, partenaire lié par un pacte civil de solidarité ou concubin et des enfants ou personnes de moins de vingt-cinq ans à charge qui remplissent les conditions précisées aux 2°, 4° et 5° de l’article R. 842-3 du code de la sécurité sociale. Pour l’application de ces dispositions, le concubin est la personne qui mène avec le demandeur une vie de couple stable et continue. Une telle vie de couple peut être établie par un faisceau d’indices concordants, au nombre desquels la circonstance que les intéressés mettent en commun leurs ressources et leurs charges.

3. En l’espèce, il résulte de l’instruction que Mme et M. B... se déclaraient célibataire à la caisse d’allocations familiales de Loir-et-Cher jusqu’en juillet 2024 et percevaient chacun la prime d’activité. En juillet 2024, ils ont déclaré être mariés depuis le 6 juillet 2024 et être en couple depuis le 20 janvier 2023. La caisse d’allocations familiales a alors engagé le contrôle de la situation des intéressés à l’issue duquel elle a estimé qu’en réalité, ils menaient une vie de couple depuis le 26 septembre 2020. Compte tenu du délai de prescription, la caisse a réclamé l’indu de prime d’activité au titre de la période de septembre 2021 à juillet 2024.

4. Les requérants font valoir qu’ils n’avaient pas fait part de leur vie conjugale à la caisse avant leur mariage le 6 juillet 2024, qu’ils vivent en couple de manière notoire et permanente depuis avril 2023, qu’ils n’avaient rien en commun hormis le compte bancaire ouvert en septembre 2020 qui leur servait uniquement pour leurs sorties lors des permissions du requérant, qu’ils étaient hébergés à titre gratuit respectivement chez leurs parents avant l’acquisition de leur maison le 20 janvier 2023. Toutefois, il résulte de l’instruction, et notamment des déclarations des intéressés à la caisse d’allocations familiales, qu’outre l’ouverture d’un compte bancaire commun en septembre 2020, ils résidaient à la même adresse à Blois depuis le 3 septembre 2021. Dans ces conditions, il existe un faisceau d’indices permettant de considérer que, au cours de la période litigieuse, les requérants avaient une vie commune et, par suite, qu’ils ont constitué un foyer au sens des dispositions précitées au point 1. Ainsi, c’est par une exacte application de ces dispositions que l’administration a procédé à la régularisation du dossier de Mme et M. B... au regard de la prime d’activité en prenant en compte les revenus du foyer.

5. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme et M. B... doit être rejetée.


D E C I D E :

Article 1er : La requête de Mme et M. B... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme et M. A... et Jessy B... et à la caisse d’allocations familiales de Loir-et-Cher.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 4 mars 2026.


Le magistrat désigné,

Le greffier,






Jean-Michel DELANDRE
Laurent BOUSSIERES


La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions