Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2501536

mercredi 18 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2501536
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. C, qui contestait un arrêté préfectoral du 16 novembre 2024 obligeant un tiers à quitter le territoire français. La juridiction a constaté que le requérant n'était pas le destinataire des décisions attaquées et ne justifiait d'aucun intérêt à agir, conformément à l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 28 mars 2025, M. F, représenté par Me Ba, demande au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 16 novembre 2024 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir a obligé M. D à quitter le territoire français sans délai, lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et a fixé le pays d'éloignement de M. A B ;

2°) de mettre à la charge de l'État une somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens () ".

2. Par la présente requête, M. C conteste l'arrêté du 16 novembre 2024 par lequel le préfet d'Eure-et-Loir a obligé M. D à quitter le territoire français sans délai, lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée d'un an et a fixé le pays d'éloignement de M. A B. Ainsi, alors même qu'il en aurait reçu notification, le requérant n'est pas le destinataire des décisions contestées. Par suite, il n'a pas d'intérêt à agir à l'encontre de cet arrêté. Dès lors, cette requête est entachée d'une irrecevabilité manifeste et doit être rejetée dans toutes ses conclusions.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée M. F.

Copie en sera transmise, pour information au préfet d'Eure-et-Loir.

Fait à Orléans, le 18 juin 2025.

Le président de la 2ème chambre,

Denis LACASSAGNE

La République mande et ordonne au préfet d'Eure-et-Loir en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.