Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2502448

mardi 16 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2502448
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantKATI

Résumé IA

Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi par M. A... de deux requêtes en excès de pouvoir contestant le rejet implicite puis explicite de sa demande de regroupement familial pour son épouse. Le préfet de Loir-et-Cher a fait droit à cette demande le 28 juillet 2025. En l'absence de réponse de M. A... à une demande de confirmation du maintien de ses requêtes, le tribunal a constaté son désistement d'office sur le fondement des articles R. 612-5-1 et R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

I°) Par une requête, enregistrée le 19 mai 2025, M. C... A..., représenté par Me Kati, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite de rejet, née du silence gardé par le préfet de Loir-et-Cher sur sa demande de regroupement familial, déposée le 26 août 2024, au bénéfice de son épouse ;

2°) d’enjoindre à ce préfet de faire droit à sa demande, ou à défaut de réexaminer sa situation, dans un délai d’un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 300 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 2 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 septembre 2025, le préfet de Loir-et-Cher conclut, à titre principal, au rejet de la requête et, à titre subsidiaire, au non-lieu à statuer dès lors qu’il a été fait droit à la demande de M. A..., le 28 juillet 2025.

II°) Par une requête, enregistrée le 23 juin 2025, M. A... demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision du 4 juin 2025 par laquelle le préfet de Loir-et-Cher a rejeté, comme irrecevable, sa demande de regroupement familial en faveur de son épouse ;

2°) d’enjoindre à ce préfet de faire droit à sa demande, ou à défaut de réexaminer sa situation, dans un délai d’un mois à compter de la notification de la décision à intervenir, sous astreinte de 300 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’État une somme de 2 500 euros en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 septembre 2025, le préfet de Loir-et-Cher conclut, à titre principal, au non-lieu à statuer dès lors qu’il a été fait droit à la demande de M. A..., le 28 juillet 2025, et à titre subsidiaire, au rejet de la requête.

Vu les autres pièces des dossiers.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1 donner acte des désistements (...) ».

Les requêtes n°s 2502448 et 2503149 concernent la situation d’un même ressortissant afghan au regard de ses démarches en vue d’obtenir le bénéfice du regroupement familial au profit de son épouse. Il y a lieu de les joindre pour y statuer par un seul jugement

Aux termes de l’article R. 612-5-1 du même code : « Lorsque l’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…) peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l’expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions ».

Aux termes de l’article R. 611-8-2 du code de justice administrative : « Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier (…) ». Aux termes de l’article R. 611-8-6 du même code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai (…) ».

L’état des dossiers permettant de s’interroger sur l’intérêt que les requêtes conservaient pour leur auteur, M. A... a été invité, par des courriers du 15 septembre 2025 de la présidente de la 4ème chambre du tribunal, à confirmer expressément le maintien de ses requêtes n°s 2502448 et 2503149, et informé qu’à défaut de confirmation dans le délai d’un mois, il serait réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. Ce courrier, mis à la disposition du conseil du requérant par l’intermédiaire de l’application Télérecours, le 15 septembre 2025, est réputé avoir été notifié à l’issue d’un délai de deux jours ouvrés à compter de cette date, faute d’avoir été consulté dans ce délai. M. A... n’ayant pas répondu dans le délai imparti à l’invitation qui lui était faite, il est réputé s’être désisté de ses requêtes. Il y a lieu de lui donner acte de ce désistement.



O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement des requêtes n°s 2502448 et 2503149 de M. A....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... et au préfet de Loir-et-Cher.


Fait à Orléans, le 16 décembre 2025.


La présidente de la 4ème chambre,





Sophie LESIEUX


La République mande et ordonne au préfet de Loir-et-Cher en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.