Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2503718

mardi 10 février 2026

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2503718
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui contestait le refus de bénéficier de la réduction d'impôt Pinel pour 2018. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la décision gracieuse attaquée, malgré une mise en demeure de régularisation. Cette décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des recours.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 juillet 2025, Mme B... A... saisit le tribunal à la suite du rejet de sa demande gracieuse tendant au bénéfice de la réduction d’impôt dite « dispositif Pinel » au titre de l’année 2018.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ». Aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d’irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l’acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l’article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation (…) ».

2. La requête de Mme A... n’est pas accompagnée de la décision du 6 juin 2025 par laquelle le service des impôts des particuliers de Tours a rejeté sa demande gracieuse tendant au bénéfice de la réduction d’impôt dite « dispositif Pinel » au titre de l’année 2018. Invitée, par un courrier du 22 août 2025 du greffier en chef dont elle a accusé réception le jour même dans l’application Télérecours citoyens, à produire la décision du 6 juin 2025 ou à justifier de l’impossibilité de produire cette décision, Mme A... s’est bornée à produire le courrier du 9 juillet 2025 du conciliateur fiscal départemental, qui ne constitue pas la décision attaquée au sens de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. La requête n’ayant ainsi pas été régularisée dans le délai de quinze jours imparti, il y a lieu de la rejeter par application des dispositions précitées de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :



Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....


Fait à Orléans, le 10 février 2026.



Le président,





Frédéric DORLENCOURT




La République mande et ordonne à la ministre de l’action et des comptes publics en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la pprésente décision.