Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2503879

mardi 10 février 2026

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2503879
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de contribuables contestant leur taxe foncière au titre de 2024. Le juge estime que la demande, fondée sur des nuisances liées à des établissements scolaires voisins, est manifestement irrecevable car elle ne contient aucun moyen juridique tiré du code général des impôts. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, qui exigent un exposé des moyens dans la requête.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 19 juillet 2025, M. et Mme B... et A... C... saisissent le tribunal d’un litige concernant la taxe foncière.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.



Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ». Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête (…) contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. / L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours ».

2. A l’appui de leur requête, qui doit être regardée comme tendant à la réduction de la cotisation de taxe foncière à laquelle ils ont été assujettis au titre de l’année 2024 dans les rôles de la commune d’Olivet, M. et Mme C... font état des nuisances qu’ils subissent en lien avec la présence et le fonctionnement d’établissements d’enseignement voisins de leur propriété. Toutefois, les requérants n’invoquent aucune disposition du code général des impôts ou de ses annexes qui, au vu des circonstances ainsi exposées, pourraient leur donner droit à une réduction de l’imposition qu’ils contestent. La requête ne peut dès lors être regardée comme satisfaisant à l’obligation de motivation résultant de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Il y a lieu dès lors de la rejeter par application des dispositions précitées de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :



Article 1er : La requête de M. et Mme C... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. et Mme B... et A... C....


Fait à Orléans, le 10 février 2026.



Le président,





Frédéric DORLENCOURT




La République mande et ordonne à la ministre de l’action et des comptes publics en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.