lundi 1 septembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2504300 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | Reconduite à la frontière |
| Avocat requérant | SELARL BAUR ET ASSOCIÉS |
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 août 2025 sous le n° 2504300, M. B A, représenté par Me Mahamadou A, demande au tribunal d'annuler l'arrêté en date du 7 juillet 2025 par lequel la préfète du Loiret l'a assigné à résidence pour une durée de 45 jours ;
M. A soutient que la décision attaquée " est injustifiée " ;
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 août 2025, la préfète du Loiret conclut au rejet de la requête.
Elle fait valoir qu'aucun des moyens soulevés par M. A n'est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le règlement (UE) n° 604/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du Tribunal a désigné M. Lombard, premier conseiller, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue aux articles L. 776-1 et R. 776-1 du code de justice administrative dans leur rédaction valable à compter du 15 juillet 2024.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
A été entendu au cours de l'audience publique le rapport de M. Lombard.
Aucune des parties n'était, ni présente, ni représentée.
Après avoir prononcé la clôture d'instruction à l'issue de l'audience publique à 14h59.
Une note en délibéré présentée pour le requérant a été enregistrée le 29 août 2025 à 18h09.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, ressortissant mauritanien né le 31 décembre 1973, est entré sur le territoire français où il a présenté une demande d'asile le 28 octobre 2024. La consultation du fichier " Visabio " a révélé qu'il était en possession d'un visa en cours de validité délivré par les autorités espagnoles. Ces dernières, qui ont été saisies d'une demande de reprise en charge le 14 novembre 2024, ont donné leur accord le 21 novembre suivant. Par deux arrêtés des 9 et 10 janvier 2025, notifiés le 7 mars suivant, la préfète du Loiret, d'une part, a prononcé le transfert de M. A aux autorités espagnoles et, d'autre part, l'a assigné à résidence pour une durée de quarante-cinq jours. Un nouvel arrêté notifié le 7 mars 2025 d'assignation à résidence a été pris par la préfète du Loiret. Par jugement n° 2501216 en date du 26 mars 2025, la magistrate désignée du tribunal administratif d'Orléans a rejeté le recours exercé contre les deux premiers arrêtés. Par un arrêté en date du 7 juillet 2025 la préfète du Loiret l'a de nouveau assigné à résidence pour une durée de 45 jours. M. A demande l'annulation de ce dernier arrêté.
2. Si M. A indique dans sa requête que la décision attaquée est " injustifiée ", il n'apporte aucun argument à l'appui de cette allégation, ni n'assortit ce moyen d'aucune pièce. D'autre part, il ne cite aucune disposition à laquelle la décision attaquée contreviendrait.
3. Il résulte de ce qui précède que M. A n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 7 juillet 2025 par lequel la préfète du Loiret l'a assigné à résidence.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et à la préfète du Loiret.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 1er septembre 2025.
Le magistrat désigné,
Alexandre LOMBARD
Le greffier,
Sébastien BIRCKEL
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l'exécution du présent jugement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026