Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2504774

vendredi 12 septembre 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2504774
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantPHILIPPON

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B visant à suspendre la décision du ministre de l'intérieur du 17 juillet 2025 invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. La requérante invoquait l'urgence en raison de l'absence de transport en commun entre son domicile et son lieu de travail. Toutefois, le juge a constaté, sur la base des pièces du dossier, que ce trajet pouvait être effectué en transport en commun en moins d'une heure, écartant ainsi l'urgence nécessaire à la suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions accessoires.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 9 septembre 2025, Mme A B, représentée par Me Philippon, demande au juge des référés, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre la décision référencée " 48SI " du 17 juillet 2025 par laquelle le ministre de l'intérieur a invalidé son permis de conduire pour solde de points nul ;

2°) de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. C en application des dispositions de l'article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : " Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. () ". Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : " Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ".

2. Il résulte de l'instruction que Mme B soutient, pour justifier l'urgence de sa demande, qu'aucun transport en commun ne relie son domicile de son lieu de travail. Toutefois, il ressort des pièces du dossier, et notamment de la consultation des sites internet publics dont celui présenté par la requérante, que le trajet entre son domicile et son lieu de travail peut être effectué en transport en commun pour une durée inférieure à une heure. Par suite, la condition relative à l'urgence de la mesure n'est pas remplie. Sa requête doit dès lors être rejetée en toutes ses conclusions.

3. Il n'y a pas lieu dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'État la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de Mme B est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B.

Copie en sera adressée au ministre d'État, ministre de l'intérieur.

Fait à Orléans, le 12 septembre 2025.

Le juge des référés,

G. C

La République mande et ordonne au ministre d'État, ministre de l'intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.