Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2505769

vendredi 19 décembre 2025

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2505769
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Recours en excès de pouvoir contre une décision « 48SI » du ministre de l’intérieur portant invalidation du permis de conduire pour solde de points nul. Le Tribunal administratif d’Orléans rejette la requête comme manifestement irrecevable en raison de sa tardiveté. La décision attaquée a été notifiée le 8 mars 2021, et la requête n’a été enregistrée que le 30 octobre 2025, soit au-delà du délai de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 30 octobre 2025, M. B... A... doit être regardé comme demandant au tribunal :

1°) d’annuler la décision référencée « 48SI » du 5 février 2021 par laquelle le ministre de l’intérieur l’a informé de la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul ;

2°) d’enjoindre au ministre de l’intérieur de procéder à la réintégration de trois points sur son permis de conduire et au rétablissement de son droit à conduire ;


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les magistrats (…) ayant au moins le grade de premier conseiller (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser (…) ».

2. Aux termes de l’article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée (…) ». L’article R. 421-5 du même code dispose : « Les délais de recours contre une décision administrative ne sont opposables qu’à la condition d’avoir été mentionnés, ainsi que les voies de recours, dans la notification de la décision ».

3. Il ressort des pièces du dossier que la décision « 48SI » portant invalidation de son permis de conduire a été régulièrement notifiée à M. A... le 8 mars 2021. Dès lors, la requête n’ayant été enregistrée que le 30 octobre 2025, soit plus de deux mois après la notification de ladite décision, elle est tardive. Dans ces conditions, les conclusions présentées par M. A... sont tardives et, par suite, irrecevables.

4. Il résulte de ce qui précède que la requête présentée par M. A... doit être rejetée dans toutes ses conclusions en faisant application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête présentée par M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au ministre de l'intérieur.


Fait à Orléans, le 19 décembre 2025.


Le magistrat désigné,




GIRARD-RATRENAHARIMANGA


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.