Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2506404
mercredi 17 décembre 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2506404 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | WALTHER |
Résumé IA
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, était saisi par M. A... d'une demande d'exécution d'une précédente ordonnance enjoignant à la préfète du Loiret de réexaminer sa demande de regroupement familial. En cours d'instance, la préfète a délivré l'autorisation sollicitée, rendant sans objet les conclusions à fin d'injonction sous astreinte. Le juge a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces conclusions et a rejeté la demande de frais de justice présentée par M. A....
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 1er décembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Walther, demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, de pourvoir à l’exécution de l’ordonnance n° 2505341 du 24 octobre 2025 et :
1°) d’enjoindre à la préfète du Loiret de réexaminer sa situation dans le délai de trois jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 250 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la préfète du Loiret n’a pas procédé au réexamen de sa situation auquel il lui avait été enjoint de procéder par l’article 2 de l’ordonnance n° 2505341 du 24 octobre 2025 dans un délai d’un mois à compter de la notification de cette ordonnance.
Par un mémoire, enregistré le 5 décembre 2025, M. A..., représenté par Me Walther, conclut au non-lieu à statuer sur ses conclusions à fin d’injonction et maintient ses conclusions fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient qu’à la réception de sa requête et de l’avis d’audience, la préfète du Loiret a délivré l’autorisation de regroupement familial sollicitée.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- l’ordonnance n° 2505341 du 24 octobre 2025 du juge des référés du tribunal administratif d’Orléans.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C... en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Par l’article 1er de l’ordonnance n° 2505341 du 24 octobre 2025, le juge des référés du tribunal administratif d’Orléans, statuant sur une requête de M. A..., a suspendu l’exécution de la décision de rejet opposée le 19 septembre 2025 par la préfète du Loiret à la demande de regroupement familial formée par M. A... jusqu’au jugement de l’affaire au fond. Par l’article 2 de la même ordonnance, le juge des référés a enjoint à la préfète du Loiret de réexaminer la situation de M. A... dans un délai d’un mois à compter de la notification du présent jugement. L’ordonnance a été notifiée le jour même à la préfète du Loiret. Par la présente requête, M. A... demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, de constater l’inexécution de l’injonction précitée, d’enjoindre à la préfète de procéder au réexamen de sa situation dans le délai de trois jours à compter de la notification de la présente ordonnance et de porter l’astreinte à 250 euros par jour de retard à l’issue de ce délai.
Les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte :
Il résulte de l’instruction que, par une décision du 4 décembre 2025, postérieure à l’introduction de la requête, la préfète du Loiret a fait droit à la demande d’autorisation de regroupement familial présentée par M. A.... Par suite, les conclusions tendant à ce qu’il lui soit enjoint sous astreinte de procéder à l’examen de cette demande dans un délai de trois jours sont désormais dépourvues d’objet. Il n’y a pas lieu d’y statuer.
Les frais de l’instance :
Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat le versement de la somme que réclame M. A... au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
ORDONNE:
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. A... tendant à ce qu’il soit enjoint à la préfète du Loiret de réexaminer sa situation dans le délai de trois jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 250 euros par jour de retard.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A... est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et à la préfète du Loiret.
Fait à Orléans, le 17 décembre 2025.
Le juge des référés,
Denis C...
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée le 1er décembre 2025, M. B... A..., représenté par Me Walther, demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, de pourvoir à l’exécution de l’ordonnance n° 2505341 du 24 octobre 2025 et :
1°) d’enjoindre à la préfète du Loiret de réexaminer sa situation dans le délai de trois jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 250 euros par jour de retard ;
2°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que la préfète du Loiret n’a pas procédé au réexamen de sa situation auquel il lui avait été enjoint de procéder par l’article 2 de l’ordonnance n° 2505341 du 24 octobre 2025 dans un délai d’un mois à compter de la notification de cette ordonnance.
Par un mémoire, enregistré le 5 décembre 2025, M. A..., représenté par Me Walther, conclut au non-lieu à statuer sur ses conclusions à fin d’injonction et maintient ses conclusions fondées sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient qu’à la réception de sa requête et de l’avis d’audience, la préfète du Loiret a délivré l’autorisation de regroupement familial sollicitée.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- l’ordonnance n° 2505341 du 24 octobre 2025 du juge des référés du tribunal administratif d’Orléans.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. C... en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Par l’article 1er de l’ordonnance n° 2505341 du 24 octobre 2025, le juge des référés du tribunal administratif d’Orléans, statuant sur une requête de M. A..., a suspendu l’exécution de la décision de rejet opposée le 19 septembre 2025 par la préfète du Loiret à la demande de regroupement familial formée par M. A... jusqu’au jugement de l’affaire au fond. Par l’article 2 de la même ordonnance, le juge des référés a enjoint à la préfète du Loiret de réexaminer la situation de M. A... dans un délai d’un mois à compter de la notification du présent jugement. L’ordonnance a été notifiée le jour même à la préfète du Loiret. Par la présente requête, M. A... demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-4 du code de justice administrative, de constater l’inexécution de l’injonction précitée, d’enjoindre à la préfète de procéder au réexamen de sa situation dans le délai de trois jours à compter de la notification de la présente ordonnance et de porter l’astreinte à 250 euros par jour de retard à l’issue de ce délai.
Les conclusions aux fins d’injonction et d’astreinte :
Il résulte de l’instruction que, par une décision du 4 décembre 2025, postérieure à l’introduction de la requête, la préfète du Loiret a fait droit à la demande d’autorisation de regroupement familial présentée par M. A.... Par suite, les conclusions tendant à ce qu’il lui soit enjoint sous astreinte de procéder à l’examen de cette demande dans un délai de trois jours sont désormais dépourvues d’objet. Il n’y a pas lieu d’y statuer.
Les frais de l’instance :
Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’Etat le versement de la somme que réclame M. A... au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.
ORDONNE:
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de M. A... tendant à ce qu’il soit enjoint à la préfète du Loiret de réexaminer sa situation dans le délai de trois jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 250 euros par jour de retard.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A... est rejeté.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et à la préfète du Loiret.
Fait à Orléans, le 17 décembre 2025.
Le juge des référés,
Denis C...
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.