Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2600416

vendredi 13 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2600416
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme B... comme étant manifestement irrecevable. Le tribunal constate que la requérante, bien qu'en ayant été invitée, n'a pas produit la décision de la caisse d'allocations familiales qu'elle contestait. La requête est donc rejetée en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, pour défaut de régularisation dans le délai imparti.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 23 janvier 2026, Mme A... B... demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision par laquelle la caisse d'allocations familiales d'Eure-et- Loir lui a notifié des indus de prestations sociales d’un montant de 35 884,07 euros ;

2°) la levée des sanctions prononcées à son encontre ;

3°) la décharge des sommes qui lui sont réclamées.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 421-1 du même code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée (…) ».
3. En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par courrier du 28 janvier 2026, dont elle a accusé réception le 31 janvier 2026, Mme B... n’a pas produit au tribunal la décision qu’elle conteste. Elle n’a pas davantage justifié de l’impossibilité de la produire. Sa requête, qui n’a pas été régularisée dans le délai imparti, est ainsi entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit donc être rejetée en application des dispositions précitées de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Copie en sera adressée à la caisse d'allocations familiales d'Eure-et- Loir.


Fait à Orléans, le 13 mars 2026.


Le président du tribunal,




J. BERTHET-FOUQUÉ


La République mande et ordonne à la ministre de la santé, des familles, de l'autonomie et des personnes handicapées en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.