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AccueilJurisprudence administrativeN° TA45-2600463

Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2600463

lundi 23 février 2026

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2600463
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la requête de M. C... visant à obtenir le maintien et le versement rétroactif de ses allocations chômage ainsi qu'une confirmation de ses droits. Le juge a estimé que la demande, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, avait un caractère définitif et non provisoire. Par conséquent, elle ne relevait pas de cette procédure d'urgence subsidiaire, ses effets pouvant être obtenus via d'autres voies de référé (articles L. 521-1 et L. 521-2 du même code).

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 26 janvier 2026, M. A... C... demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre à France Travail de procéder au maintien immédiat de ses allocations chômage ;

2°) d’enjoindre à France Travail de lui verser rétroactivement ses allocations non perçues depuis le 16 décembre 2025 ;

3°) de confirmer que ses droits auprès de France Travail sont acquis, et que sa démission est légitime.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. B... D... en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1 ».

2. Saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’une demande qui n’est pas manifestement insusceptible de se rattacher à un litige relevant de la compétence du juge administratif, le juge des référés peut prescrire, à des fins conservatoires ou à titre provisoire, toutes mesures que l’urgence justifie, notamment sous forme d’injonctions adressées à l’administration, à la condition que ces mesures soient utiles et ne se heurtent à aucune contestation sérieuse. En raison du caractère subsidiaire du référé régi par ces dispositions, le juge saisi sur ce fondement ne peut prescrire les mesures qui lui sont demandées lorsque leurs effets pourraient être obtenus par les procédures de référé régies par les articles L. 521-1 et L 521-2. Enfin, il ne saurait faire obstacle à l’exécution d’une décision administrative, même celle refusant la mesure demandée, à moins qu’il ne s’agisse de prévenir un péril grave.

3. Il résulte de l’instruction, C... doit être regardé comme demandant au juge des référés en application de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’enjoindre à France Travail, d’une part, de procéder au maintien immédiat de ses allocations chômage, et d’autre part, de lui verser rétroactivement ses allocations non perçues depuis le 16 décembre 2025. Enfin, le requérant demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, de confirmer que ses droits auprès de France Travail sont acquis, et que sa démission est légitime. Toutefois, en raison du caractère subsidiaire du référé régi par les dispositions précitées, le juge saisi sur ce fondement ne peut prescrire à des fins conservatoires ou à titre provisoire les mesures à caractère définitif qui lui sont demandées par le requérant dès lors que leurs effets pourraient être obtenus par les procédures de référé régies par les articles L. 521-1 et L 521-2. Dans ces conditions, les conclusions présentées par M. C... doivent être rejetées.



O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C....

Copie en sera adressée à France travail.


Fait à Orléans, le 23 février 2026.

Le juge des référés,



G. D...


La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

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