Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2600634

vendredi 6 février 2026

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2600634
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. C... A... qui demandait l'injonction au préfet de délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. La juridiction relève que cette demande a perdu son objet depuis que le préfet a délivré une attestation de prolongation d'instruction postérieurement à l'introduction du recours. Le juge fonde sa décision sur les articles L. 521-3 et R. 222-1 du code de justice administrative et rejette également la demande de condamnation de l'État aux dépens.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 3 février 2026, M. C... A... demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) d’enjoindre au préfet d’Indre-et-Loire de lui délivrer dans un délai de quarante-huit heures un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l’autorisant à travailler, à compter de la notification de la présente ordonnance ;

2°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de deux cents euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. B... en application des dispositions des articles L. 511-2 et R. 222-1 du code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision ». Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les magistrats (…) ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / (…) 3° Constater qu’il n’y a pas lieu de statuer sur une requête ; / (…) ».

2. Il résulte de l’instruction que postérieurement à l’introduction de la requête de M. A..., le préfet d’Indre-et-Loire a délivré à ce dernier une attestation de prolongation d’instruction valable du 5 février 2026 au 4 avril 2026. Les conclusions à fin d’injonction de la requête ont ainsi perdu leur objet. Il n’y a dès lors plus lieu d’y statuer.

3. Il n’y a pas lieu, dans les circonstances de l’espèce, de mettre à la charge de l’État la somme de deux cents euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de la requête de M. A....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... A....

Copie sera adressé au préfet d’Indre-et-Loire.


Fait à Orléans, le 6 février 2026.


Le juge des référés,




G. B...


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.