Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2600683

mardi 10 février 2026

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2600683
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de M. A... B... visant à obtenir la restitution provisoire de son permis de conduire. Le juge estime que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de l'arrêté préfectoral de retrait du permis, ce qui est contraire aux conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La requête est donc déclarée irrecevable sur ce fondement.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 5 février 2026, M. D... A... B... demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’ordonner toute mesure utile de nature à préserver provisoirement ses droits, et notamment la restitution provisoire ou l’autorisation temporaire d’usage de son permis de conduire, jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la légalité de la décision contestée.


Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. C... en application des dispositions de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d’urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l’absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l’exécution d’aucune décision administrative ».

2. Il résulte de l’instruction que M. A... B... demande au juge des référés à ce qu’il ordonne toute mesure utile de nature à préserver provisoirement ses droits, et notamment la restitution provisoire ou l’autorisation temporaire d’usage de son permis de conduire, jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la légalité de la décision contestée. Or, le préfet d’Eure-et-Loir a, par un arrêté du 3 juin 2025, retiré son permis de conduire au motif qu’il a été obtenu irrégulièrement ou frauduleusement. Dans ces conditions, la requête de M. A... B... fait obstacle à l’exécution de cet arrêté préfectoral du 3 juin 2025. Par suite, la condition posée à l’article L. 521-3 du code de justice administrative et tenant à ce que la mesure demandée ne fasse pas obstacle à l’exécution d’une décision administrative n’est pas remplie.

3. Il résulte de tout ce qui précède que la requête de M. A... B... doit être rejetée en toutes ses conclusions en application des dispositions précitées de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. A... B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. D... A... B....

Copie en sera adressée au préfet d’Eure-et-Loir.


Fait à Orléans, le 10 février 2026

Le juge des référés,




G. C...


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.