Le Tribunal administratif d'Orléans rejette par ordonnance un recours contre un permis d'aménager modificatif. La requête est jugée irrecevable car elle se borne à transmettre un recours gracieux sans exposer de moyens juridiques ni formuler de conclusions, ce qui ne constitue pas une requête régulière. La juridiction applique les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative pour rejeter une requête manifestement irrecevable.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par un courrier, enregistré le 18 février 2026, Mme A... B... transmet au tribunal différents documents et notamment un recours gracieux adressé au maire de La Chapelle-Saint-Ursin contre l’arrêté du 7 mars 2023 portant permis d’aménager modificatif.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) » Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. / L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours. »
Mme B... se borne à transmettre au tribunal un recours gracieux adressé au maire de La Chapelle-Saint-Ursin contre l’arrêté du 7 mars 2023 portant permis d’aménager modificatif. Toutefois, elle n’a pas assorti cette transmission de la présentation de moyens et de conclusions. Il résulte de ce qui est dit au point précédent qu’une telle production, qui n’a pas été complétée ultérieurement, ne constitue manifestement pas une requête recevable au sens de l’article R. 411- 1 du code de justice administrative. Il y a lieu, dès lors, de la rejeter par application des dispositions précitées de l’article R. 222-1 du même code.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Orléans, le 1er avril 2026.
Le président de la 2ème chambre,
Denis LACASSAGNE
La République mande et ordonne à la préfète du Loiret en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.