Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... comme manifestement irrecevable. Le requérant s'était borné à transmettre des échanges avec la mairie de Bourges sans formuler de moyens et conclusions. La juridiction applique les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administratif, considérant que la production ne constitue pas une requête régulière.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par un courrier, enregistré le 18 février 2026, M. A... B... transmet au tribunal différents documents et notamment une lettre non datée par laquelle le maire de Bourges l’invite à réaliser l’entretien courant de son logement et à solliciter son bailleur pour la vérification et la réparation éventuelle du système de production d’eau chaude.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) » Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. / L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours. »
M. B... se borne à transmettre au tribunal, d’une part, une lettre reçue le 30 septembre 2025 par laquelle le maire de Bourges l’invite à réaliser l’entretien courant de son logement et à solliciter son bailleur pour la vérification et la réparation éventuelle du système de production d’eau chaude et, d’autre part, un courrier adressé aux services municipaux le 3 novembre 2025. Toutefois, il n’a pas assorti cette transmission de la présentation de moyens et de conclusions. Il résulte de ce qui est dit au point précédent qu’une telle production, qui n’a pas été complétée ultérieurement, ne constitue manifestement pas une requête recevable au sens de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, dès lors, de la rejeter par application des dispositions précitées de l’article R. 222-1 du même code.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Orléans, le 1er avril 2026.
Le président de la 2ème chambre,
Denis LACASSAGNE
La République mande et ordonne au préfet du Cher en ce qui le concerne ou à tous commissaire de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.