Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2601635

vendredi 27 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif d'Orléans
SectionTribunal Administratif d'Orléans
N° DossierTA45-2601635
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux

Résumé IA

**Sujet principal** : Contestation d'opérations électorales municipales par une requête anonyme. **Juridiction** : Tribunal administratif d'Orléans (ordonnance du président de la 1ère chambre). **Solution retenue** : Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, car elle ne comporte aucune adresse, empêchant toute instruction ou régularisation. **Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, relatifs aux requêtes irrecevables et aux conditions de saisine.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une protestation, enregistrée le 19 mars 2026, M. ou Mme A... conteste les opérations électorales auxquelles il a été procédé le 15 mars 2026 en vue de la désignation des conseillers municipaux de Saint-Aignan (Loir-et-Cher).

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / (…). ». Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. (…). ».

2. La protestation anonyme visée ci-dessus adressée au tribunal par voie postale ne comporte aucune adresse, que ce soit sur la requête elle-même ou sur l’enveloppe dans laquelle elle a été postée. Par suite, le tribunal n’est pas en mesure de procéder à son instruction, et notamment d’en demander la régularisation. Dès lors, elle est manifestement irrecevable et doit être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :

Article 1er : La protestation de M. ou Mme A... est rejetée.
Fait à Orléans, le 27 mars 2026.


La présidente de la 1ère chambre,




Anne LEFEBVRE-SOPPELSA

La République mande et ordonne au préfet de Loir-et-Cher en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.