**Sujet principal** : Contestation d'opérations électorales municipales par une requête anonyme.
**Juridiction** : Tribunal administratif d'Orléans (ordonnance du président de la 1ère chambre).
**Solution retenue** : Rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste, car elle ne comporte aucune adresse, empêchant toute instruction ou régularisation.
**Textes appliqués** : Articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative, relatifs aux requêtes irrecevables et aux conditions de saisine.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une protestation, enregistrée le 19 mars 2026, M. ou Mme A... conteste les opérations électorales auxquelles il a été procédé le 15 mars 2026 en vue de la désignation des conseillers municipaux de Saint-Aignan (Loir-et-Cher).
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / (…). ». Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. (…). ».
2. La protestation anonyme visée ci-dessus adressée au tribunal par voie postale ne comporte aucune adresse, que ce soit sur la requête elle-même ou sur l’enveloppe dans laquelle elle a été postée. Par suite, le tribunal n’est pas en mesure de procéder à son instruction, et notamment d’en demander la régularisation. Dès lors, elle est manifestement irrecevable et doit être rejetée sur le fondement des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La protestation de M. ou Mme A... est rejetée.
Fait à Orléans, le 27 mars 2026.
La présidente de la 1ère chambre,
Anne LEFEBVRE-SOPPELSA
La République mande et ordonne au préfet de Loir-et-Cher en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.