Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral fixant un pays d'éloignement. Il a constaté que l'étranger, initialement en rétention dans le ressort d'Orléans, avait été ultérieurement assigné à résidence à Angers (Maine-et-Loire). En application des articles R. 922-17 et R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui attribuent compétence au tribunal du lieu d'assignation, il a déclaré incompétent et transmis le dossier au Tribunal administratif de Nantes.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 mars 2026, M. B... A... demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 22 mars 2026 par lequel le préfet de Maine-et-Loire a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné d’office.
Par un mémoire en défense enregistré le 26 mars 2026, le préfet de Maine-et-Loire conclut au rejet de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Le président du Tribunal a désigné M. Girard-Ratrenaharimanga, premier conseiller, en application de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 922-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Les jugements sont rendus, sans conclusions du rapporteur public, par le président du tribunal administratif ou le magistrat qu’il désigne à cet effet / (...). Il peut, par ordonnance : / (...) 2° Transmettre sans délai le dossier à la juridiction qu’il estime compétente (…). ». Aux termes de de l’article R. 922-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile : « Lorsque l'étranger est assigné à résidence en application de l'article L. 731-1, placé ou maintenu en rétention administrative ou détenu au moment de l'introduction de sa requête, le tribunal administratif territorialement compétent est celui dans le ressort duquel est situé le lieu d'assignation, de rétention ou de détention. ».
2. Aux termes de l’article R. 221-3 du code précité : « Le siège et le ressort des tribunaux administratifs sont fixés comme suit : / (…) Nantes : (…) Maine-et-Loire (…) ; Orléans : (…) Loiret ; / (…). ».
3. Il ressort des pièces du dossier que suite à la libération de M. A... du centre de rétention administrative d’Olivet par une ordonnance du tribunal judiciaire d’Orléans du 27 mars 2026, le préfet du Maine-et-Loire a, par un arrêté pris le jour même, assigné à résidence M. A... dans la commune d’Angers (49000) sur le fondement du 1° de l’article L. 7361-14 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Par suite, en application des dispositions précitées, le présent litige ne relève plus de la compétence territoriale du tribunal administratif d’Orléans mais de celle du tribunal administratif de Nantes, auquel il y a lieu de transmettre le dossier.
O R D O N N E :
Article 1er : Le dossier de la requête de M. A... est transmis au tribunal administratif de Nantes.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au président du tribunal administratif de Nantes, à M. B... A... et au préfet de Maine-et-Loire.
Fait à Orléans, le 30 mars 2026.
Le magistrat désigné,
G. GIRARD-RATRENAHARIMANGA