Tribunal Administratif d'Orléans — Décision N° TA45-2604575
lundi 3 août 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif d'Orléans |
| Section | Tribunal Administratif d'Orléans |
| N° Dossier | TA45-2604575 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 juillet 2026, M. B... A..., retenu au centre de rétention administrative d’Olivet à la date de sa requête, demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du 25 juillet 2026 par lequel le préfet de l’Eure lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
2°) d’enjoindre au préfet de l’Eure de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sans délai à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard sur le fondement des dispositions de l’article L. 614-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de procéder au réexamen de sa situation.
La requête a été communiquée au préfet de l’Eure qui a produit des pièces complémentaires enregistrées le 28 juillet 2026, le 31 juillet 2026 et le 2 août 2026.
Par un arrêté du 25 juillet 2026, le préfet de l’Eure a placé M. A... en rétention administrative au centre de rétention administrative d’Olivet.
Par une ordonnance du 30 juillet 2026, le juge judiciaire du tribunal judiciaire d’Orléans a mis fin au placement en rétention administrative de M. A....
Par une ordonnance du 2 août 2026, le magistrat de la cour d’appel d’Orléans a constaté que l’appel interjeté par la procureure de la République près le tribunal judiciaire d’Orléans est devenu sans objet dès lors que l’éloignement est effectif.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Keiflin, premier conseiller, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les magistrats ayant (...) atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (...) ». Selon la deuxième phrase de l’alinéa premier de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La requête indique les nom et domicile des parties. ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. / (…). La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l’information prévue à l’article R. 611-7. ».
2. M. A... est un ressortissant espagnol né le 2 mars 1996 à Trujillo la Libertad (Pérou). Par un arrêté du 25 juillet 2026, le préfet de l’Eure lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. M. A... a bénéficié d’une mainlevée par une ordonnance du tribunal judiciaire d’Orléans du 30 juillet 2026 et par une ordonnance du 2 août 2026, le magistrat de la cour d’appel d’Orléans a constaté que l’appel interjeté par la procureure de la République près le tribunal judiciaire d’Orléans est devenu sans objet dès lors que l’éloignement de M. A... est effectif. M. A... n’a pas fait l’objet d’une autre mesure privative ou restrictive de liberté, en sorte que le présent contentieux relève dorénavant de la formation collégiale du tribunal.
3. Le requérant ne déclare pas de lieu de résidence et aucune pièce du dossier ne permet de déterminer son adresse, cette circonstance fait obstacle à ce que la demande de régularisation prévue à l’article R. 411-1 du code de justice administrative puisse être adressée à l’intéressé. Dès lors, l’irrecevabilité tenant à l’absence de mention d’un domicile au sens de l’article R. 411-1 du code de justice administrative ne peut pas être régularisée. Par suite, cette requête ressortant à la compétence de la formation collégiale est devenue irrecevable et ne peut ainsi qu’être rejetée par application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A... et au préfet de l’Eure.
Fait à Orléans, le 3 août 2026.
La magistrate désignée,
Laura Keiflin
La République mande et ordonne au préfet de l’Eure en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 27 juillet 2026, M. B... A..., retenu au centre de rétention administrative d’Olivet à la date de sa requête, demande au tribunal :
1°) d’annuler l’arrêté du 25 juillet 2026 par lequel le préfet de l’Eure lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans ;
2°) d’enjoindre au préfet de l’Eure de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sans délai à compter de la notification du jugement à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard sur le fondement des dispositions de l’article L. 614-16 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de procéder au réexamen de sa situation.
La requête a été communiquée au préfet de l’Eure qui a produit des pièces complémentaires enregistrées le 28 juillet 2026, le 31 juillet 2026 et le 2 août 2026.
Par un arrêté du 25 juillet 2026, le préfet de l’Eure a placé M. A... en rétention administrative au centre de rétention administrative d’Olivet.
Par une ordonnance du 30 juillet 2026, le juge judiciaire du tribunal judiciaire d’Orléans a mis fin au placement en rétention administrative de M. A....
Par une ordonnance du 2 août 2026, le magistrat de la cour d’appel d’Orléans a constaté que l’appel interjeté par la procureure de la République près le tribunal judiciaire d’Orléans est devenu sans objet dès lors que l’éloignement est effectif.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme Keiflin, premier conseiller, pour statuer sur les requêtes relevant de la procédure prévue à l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les magistrats ayant (...) atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (...) ». Selon la deuxième phrase de l’alinéa premier de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La requête indique les nom et domicile des parties. ». Aux termes de l’article R. 612-1 du même code : « Lorsque des conclusions sont entachées d’une irrecevabilité susceptible d’être couverte après l’expiration du délai de recours, la juridiction ne peut les rejeter en relevant d’office cette irrecevabilité qu’après avoir invité leur auteur à les régulariser. / (…). La demande de régularisation mentionne que, à défaut de régularisation, les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l’expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l’information prévue à l’article R. 611-7. ».
2. M. A... est un ressortissant espagnol né le 2 mars 1996 à Trujillo la Libertad (Pérou). Par un arrêté du 25 juillet 2026, le préfet de l’Eure lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays à destination duquel il pourra être éloigné et lui a fait interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de deux ans. M. A... a bénéficié d’une mainlevée par une ordonnance du tribunal judiciaire d’Orléans du 30 juillet 2026 et par une ordonnance du 2 août 2026, le magistrat de la cour d’appel d’Orléans a constaté que l’appel interjeté par la procureure de la République près le tribunal judiciaire d’Orléans est devenu sans objet dès lors que l’éloignement de M. A... est effectif. M. A... n’a pas fait l’objet d’une autre mesure privative ou restrictive de liberté, en sorte que le présent contentieux relève dorénavant de la formation collégiale du tribunal.
3. Le requérant ne déclare pas de lieu de résidence et aucune pièce du dossier ne permet de déterminer son adresse, cette circonstance fait obstacle à ce que la demande de régularisation prévue à l’article R. 411-1 du code de justice administrative puisse être adressée à l’intéressé. Dès lors, l’irrecevabilité tenant à l’absence de mention d’un domicile au sens de l’article R. 411-1 du code de justice administrative ne peut pas être régularisée. Par suite, cette requête ressortant à la compétence de la formation collégiale est devenue irrecevable et ne peut ainsi qu’être rejetée par application des dispositions du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B... A... et au préfet de l’Eure.
Fait à Orléans, le 3 août 2026.
La magistrate désignée,
Laura Keiflin
La République mande et ordonne au préfet de l’Eure en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.