Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2400436

lundi 30 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Nancy
SectionTribunal Administratif de Nancy
N° DossierTA54-2400436
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Nancy statue sur un recours pour excès de pouvoir contre le refus de délivrance d'une autorisation préalable d'activité privée de sécurité. Constatant que l'autorisation a finalement été accordée au requérant et que ce dernier, mis en demeure de confirmer son intérêt à poursuivre le litige, n'a pas répondu, le tribunal donne acte de son désistement implicite. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative relatifs à la procédure de désistement.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 février 2024, M. A... B... demande au tribunal d’annuler la décision du 5 février 2024 par laquelle le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité a refusé la délivrance d’une autorisation préalable.

Par un courrier du 6 février 2026, le directeur du Conseil national des activités privées de sécurité informe le tribunal que l’autorisation préalable a été délivrée le 4 février 2026 au requérant.

Par un courrier du 10 février 2026, le tribunal a demandé au requérant de confirmer expressément le maintien de ses conclusions, en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, dans le délai d’un mois.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Bourjol, première conseillère, pour signer les ordonnances visées à l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :
D’une part, aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; (…) ».

D’autre part, aux termes de l’article R. 612-5-1 du même code : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement (…), peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ».

Compte tenu de la délivrance de l’autorisation préalable à l’intéressé, le tribunal s’est interrogé sur l’intérêt que pouvait conserver la requête pour M. B.... Par une lettre datée du 10 février 2026, M. B... a été invité par la juridiction à confirmer expressément le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois et de ce que, à défaut de confirmation, il serait réputé s’être désisté d’office. Aucune confirmation n’étant parvenue à la juridiction dans ce délai, M. B... doit être réputé s’être désisté de sa requête. Dès lors, il y a lieu de donner acte de ce désistement.

O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au Conseil national des activités privées de sécurité.


Fait à Nancy, le 30 mars 2026.


La magistrate désignée,





A. Bourjol



La République mande et ordonne au préfet de Meurthe-et-Moselle en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.