Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. B... qui demandait l'injonction au préfet de délivrer un récépissé. Le juge relève que l'administration a, pendant la procédure, délivré le récépissé sollicité, rendant la demande sans objet. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant de constater l'absence de lieu à statuer.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 mars 2026, M. C... B..., représenté par Me Grün, demande au juge des référés sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative d’enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de son titre de séjour ou une attestation de prolongation d’instruction autorisant son maintien sur le territoire et l’autorisant à travailler dans un délai de 48 heures à compter de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 150 euros par jour de retard.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (...) ».
Le préfet de Meurthe-et-Moselle a transmis, dans le cadre de la procédure, un récépissé de demande de titre de séjour délivré à M. B..., qui l’autorise travailler. Les conclusions de sa requête sont par suite devenues sans objet, il n’y a plus lieu d’y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur la requête de M. B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... B... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée, pour information, au préfet de Meurthe-et-Moselle.
Fait à Nancy, le 19 mars 2026.
La présidente,
V. Ghisu-Deparis
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.