Tribunal Administratif de Nancy — Décision N° TA54-2600863
lundi 23 mars 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nancy |
| Section | Tribunal Administratif de Nancy |
| N° Dossier | TA54-2600863 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | ISSA |
Résumé IA
Le Tribunal administratif de Nancy, statuant en référé, constate l'absence d'objet à statuer sur une demande de suspension d'une décision préfectorale de clôture d'une demande de titre de séjour. La juridiction relève que l'administration, ayant reconnu son erreur, a déjà réouvert l'instruction de la demande du requérant, ce qui prive sa requête de son fondement. Elle applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater cette absence de lieu à statuer et rejette la demande de condamnation de l'État aux frais de l'instance.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 mars 2025, M. C... A..., représentée par Me Issa, demande au juge des référés sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l’exécution de la décision du 10 février 2026 par laquelle le préfet de Meurthe-et-Moselle a clos sa demande de renouvellement de titre de séjour ;
2°) d’enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir et dans l’attente de ce réexamen de lui délivrer immédiatement une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge l’Etat la somme de 1 800 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 mars 2026, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut au non-lieu à statuer.
Vu :
- la demande d’aide juridictionnelle sur laquelle il n’a pas été statué ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (...) ».
M. A... a demandé le renouvellement de son titre de séjour. Il a été informé le 10 février 2026 que sa demande avait été clôturée au motif qu’il n’avait effectué aucune démarche pour que ses empreintes soient prélevées. M. A... a saisi le juge des référés d’une demande tendant à la suspension de l’exécution de cette décision.
Dans le cadre de la présente instance, le préfet, qui admet s’être trompé, produit un courrier du 18 mars 2026 convoquant M. A... à un nouveau rendez-vous. Il en résulte que la demande de renouvellement est à nouveau en cours d’instruction. Par suite, les conclusions à fin de suspension de l’exécution de la décision du 10 février 2026 ont perdu leur objet. Il n’y a plus lieu d’y statuer, ni sur celles, par voie de conséquence, à fin d’injonction.
Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu d’admettre provisoirement M. A... au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire mais il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’Etat les frais de l’instance.
O R D O N N E :
Article 1er : M. B... est admis à l’aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête de M. A....
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de Meurthe-et-Moselle.
Fait à Nancy, le 23 mars 2026.
La présidente,
V. Ghisu-Deparis
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 12 mars 2025, M. C... A..., représentée par Me Issa, demande au juge des référés sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l’exécution de la décision du 10 février 2026 par laquelle le préfet de Meurthe-et-Moselle a clos sa demande de renouvellement de titre de séjour ;
2°) d’enjoindre au préfet de Meurthe-et-Moselle de réexaminer sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification de la décision à intervenir et dans l’attente de ce réexamen de lui délivrer immédiatement une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge l’Etat la somme de 1 800 euros au titre des dispositions de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par un mémoire en défense, enregistré le 19 mars 2026, le préfet de Meurthe-et-Moselle conclut au non-lieu à statuer.
Vu :
- la demande d’aide juridictionnelle sur laquelle il n’a pas été statué ;
- les autres pièces du dossier.
Vu :
la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
le décret n° 2020-1717 du 28 décembre 2020 ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; (...) ».
M. A... a demandé le renouvellement de son titre de séjour. Il a été informé le 10 février 2026 que sa demande avait été clôturée au motif qu’il n’avait effectué aucune démarche pour que ses empreintes soient prélevées. M. A... a saisi le juge des référés d’une demande tendant à la suspension de l’exécution de cette décision.
Dans le cadre de la présente instance, le préfet, qui admet s’être trompé, produit un courrier du 18 mars 2026 convoquant M. A... à un nouveau rendez-vous. Il en résulte que la demande de renouvellement est à nouveau en cours d’instruction. Par suite, les conclusions à fin de suspension de l’exécution de la décision du 10 février 2026 ont perdu leur objet. Il n’y a plus lieu d’y statuer, ni sur celles, par voie de conséquence, à fin d’injonction.
Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu d’admettre provisoirement M. A... au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire mais il n’y a pas lieu de mettre à la charge de l’Etat les frais de l’instance.
O R D O N N E :
Article 1er : M. B... est admis à l’aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d’annulation et d’injonction de la requête de M. A....
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... A... et au ministre de l’intérieur.
Copie en sera adressée au préfet de Meurthe-et-Moselle.
Fait à Nancy, le 23 mars 2026.
La présidente,
V. Ghisu-Deparis
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.