Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2308277
lundi 3 août 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2308277 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 18 septembre 2023, 29 octobre 2023, 1er janvier 2024 et 17 janvier 2024, M. A... B... demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures, d’enjoindre à la commune de Bréxent-Enocq de réaliser des travaux sur son terrain de loisirs afin de remettre dans son lit la Dordogne, curer son étang et veiller à son rempoissonnement et de « faire le nécessaire pour que l’eau de son voisin reste sur son terrain et remettre la route à niveau comme sur son permis de construire » et de racheter sa maison d’habitation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 janvier 2024, la commune de Bréxent-Enocq conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / (…) ».
La personne qui subit un préjudice direct et certain du fait du comportement fautif d’une personne publique peut former devant le juge administratif une action en responsabilité tendant à ce que cette personne publique soit condamnée à l’indemniser des conséquences dommageables de ce comportement.
Elle peut également, lorsqu’elle établit la persistance du comportement fautif de la personne publique responsable et du préjudice qu’elle lui cause, assortir ses conclusions indemnitaires de conclusions tendant à ce qu’il soit enjoint à la personne publique en cause de mettre fin à ce comportement ou d’en pallier les effets. De telles conclusions à fin d’injonction ne peuvent être présentées qu’en complément de conclusions indemnitaires.
De la même façon, le juge administratif ne peut être saisi, dans le cadre d’une action en responsabilité sans faute pour dommages de travaux publics, de conclusions tendant à ce qu’il enjoigne à la personne publique de prendre les mesures de nature à mettre fin au dommage ou à en pallier les effets, qu’en complément de conclusions indemnitaires.
En l’espèce, M. B... présente des conclusions afin qu’il soit enjoint à la commune de Bréxent-Enocq, d’une part de réaliser des travaux sur son terrain de loisirs afin de remettre dans son lit la Dordogne, curer son étang et veiller à son rempoissonnement et de « faire le nécessaire pour que l’eau de son voisin reste sur son terrain et remettre la route à niveau comme sur son permis de construire » et, d’autre part, de racheter sa maison d’habitation. Ces conclusions présentées à titre principal n’assortissent aucune conclusion indemnitaire. De telles conclusions, qui ne tendent ni à l’annulation d’une décision administrative ni à la condamnation au paiement d’une somme d’argent, sont ainsi irrecevables par leur objet. Par conséquent, la requête de M. B... doit être rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et à la commune de Bréxent-Enocq.
Fait à Lille, le 3 août 2026.
Le président,
signé
O. Cotte
La République mande et ordonne au préfet du Pas-de-Calais en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Par une requête et des mémoires, enregistrés les 18 septembre 2023, 29 octobre 2023, 1er janvier 2024 et 17 janvier 2024, M. A... B... demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures, d’enjoindre à la commune de Bréxent-Enocq de réaliser des travaux sur son terrain de loisirs afin de remettre dans son lit la Dordogne, curer son étang et veiller à son rempoissonnement et de « faire le nécessaire pour que l’eau de son voisin reste sur son terrain et remettre la route à niveau comme sur son permis de construire » et de racheter sa maison d’habitation.
Par un mémoire en défense, enregistré le 15 janvier 2024, la commune de Bréxent-Enocq conclut au rejet de la requête.
Il soutient que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / (…) ».
La personne qui subit un préjudice direct et certain du fait du comportement fautif d’une personne publique peut former devant le juge administratif une action en responsabilité tendant à ce que cette personne publique soit condamnée à l’indemniser des conséquences dommageables de ce comportement.
Elle peut également, lorsqu’elle établit la persistance du comportement fautif de la personne publique responsable et du préjudice qu’elle lui cause, assortir ses conclusions indemnitaires de conclusions tendant à ce qu’il soit enjoint à la personne publique en cause de mettre fin à ce comportement ou d’en pallier les effets. De telles conclusions à fin d’injonction ne peuvent être présentées qu’en complément de conclusions indemnitaires.
De la même façon, le juge administratif ne peut être saisi, dans le cadre d’une action en responsabilité sans faute pour dommages de travaux publics, de conclusions tendant à ce qu’il enjoigne à la personne publique de prendre les mesures de nature à mettre fin au dommage ou à en pallier les effets, qu’en complément de conclusions indemnitaires.
En l’espèce, M. B... présente des conclusions afin qu’il soit enjoint à la commune de Bréxent-Enocq, d’une part de réaliser des travaux sur son terrain de loisirs afin de remettre dans son lit la Dordogne, curer son étang et veiller à son rempoissonnement et de « faire le nécessaire pour que l’eau de son voisin reste sur son terrain et remettre la route à niveau comme sur son permis de construire » et, d’autre part, de racheter sa maison d’habitation. Ces conclusions présentées à titre principal n’assortissent aucune conclusion indemnitaire. De telles conclusions, qui ne tendent ni à l’annulation d’une décision administrative ni à la condamnation au paiement d’une somme d’argent, sont ainsi irrecevables par leur objet. Par conséquent, la requête de M. B... doit être rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et à la commune de Bréxent-Enocq.
Fait à Lille, le 3 août 2026.
Le président,
signé
O. Cotte
La République mande et ordonne au préfet du Pas-de-Calais en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,