Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2410112

lundi 3 août 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lille
SectionTribunal Administratif de Lille
N° DossierTA59-2410112
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Avocat requérantDRANCOURT

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 1er octobre 2024, le centre hospitalier d’Armentières, représenté par Me Drancourt, demande au tribunal :

1°) d’annuler quatre titres de recettes émis par le service départemental d’incendie et de secours (SDIS) du Nord les 21 décembre 2017, 19 janvier 2018 et 6 mars 2018 en vue de recouvrir des factures de transport SMUR pour des montants de 16 608 euros, 1 038 euros, 22 945 euros et 25 258 euros ;

2°) de mettre à la charge du service départemental d’incendie et de secours du Nord la somme de 3 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 6 février 2026, le SDIS du Nord conclut à ce qu’il n’y a pas lieu de statuer sur la requête et au rejet des conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

La requête a été communiquée à la direction régionale des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord qui n’a pas produit de mémoire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements ; / (…) ». Aux termes de l’article R. 612-5-1 de ce code : « Lorsque l'état du dossier permet de s'interroger sur l'intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou le président de la chambre chargée de l'instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l'expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions ».

Aux termes de l’article R. 611-8-2 du code de justice administrative : « Toute juridiction peut adresser par le moyen de l'application informatique mentionnée à l'article R. 414-1, à une partie ou à un mandataire qui y est inscrit, toutes les communications et notifications prévues par le présent livre pour tout dossier ». Aux termes de l’article R. 611-8-6 du même code : « Les parties sont réputées avoir reçu la communication ou la notification à la date de première consultation du document qui leur a été adressé par voie électronique, certifiée par l'accusé de réception délivré par l'application informatique, ou, à défaut de consultation dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application, à l'issue de ce délai. Sauf demande contraire de leur part, les parties sont alertées de toute nouvelle communication ou notification par un message électronique envoyé à l'adresse choisie par elles (…) ».

Il résulte de l’instruction que par un arrêté du 6 janvier 2026, le président du conseil d’administration du SDIS du Nord a annulé l’ensemble des titres dont le centre hospitalier demande l’annulation. Ainsi, l’état du dossier permettait de s’interroger sur l’intérêt que présentait la requête pour son auteur.

En application des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, une demande de maintien de requête a été adressée au conseil du centre hospitalier d’Armentières le 9 février 2026 par l’intermédiaire de l’application Télérecours, dont il est réputé avoir pris connaissance dans un délai de deux jours ouvrés à compter de la date de mise à disposition du document dans l'application. Ce courrier comportait la mention selon laquelle, à défaut de réception de la confirmation du maintien des conclusions dans le délai d’un mois, le centre hospitalier d’Armentières serait réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions. N’ayant pas expressément confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai qui lui était imparti, le centre hospitalier d’Armentières est réputé s’être désisté de l’ensemble des conclusions de sa requête. Par suite, il y a lieu de donner acte de ce désistement.

O R D O N N E :


Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête du centre hospitalier d’Armentières.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée au centre hospitalier d’Armentières et au service départemental d’incendie et de secours (SDIS) du Nord.

Copie en sera adressée pour information à la direction régionale des finances publiques des Hauts-de-France et du département du Nord.

Fait à Lille, le 3 août 2026.




Le président,

signé

O. Cotte

La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.


Pour expédition conforme,
La greffière,