Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requérante qui contestait le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. La juridiction constate que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions, ne l'a pas fait dans le délai imparti et est donc réputée s'être désistée en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative. En conséquence, la procédure est éteinte sans examen du fond.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 20 janvier 2025, Mme B... A..., représentée par Me Van Cauwenberghe, doit être regardée comme demandant au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite le préfet du Nord a rejeté sa demande du 25 novembre 2025 tendant à la délivrance d’un un titre de séjour mention « vie privée et familiale » ;
2°) d’enjoindre le préfet du Nord de lui délivrer un titre de séjour mention « vie privée et familiale » sous astreinte de 152,45 euros par jour de retard.
Par une lettre en date du 5 février 2026, adressée en recommandé avec accusé de réception, Mme A... a été informée qu’à défaut de réception de la confirmation du maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois, elle serait réputée s’en être désistée en application des dispositions de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : / 1° Donner acte des désistements (...) ».
Aux termes de l’article R. 612-5-1 du même code : « Lorsque l’état du dossier permet de s’interroger sur l’intérêt que la requête conserve pour son auteur, le président de la formation de jugement ou, au Conseil d’Etat, le président de la chambre chargée de l’instruction, peut inviter le requérant à confirmer expressément le maintien de ses conclusions. La demande qui lui est adressée mentionne que, à défaut de réception de cette confirmation à l’expiration du délai fixé, qui ne peut être inférieur à un mois, il sera réputé s’être désisté de l’ensemble de ses conclusions ».
En application des dispositions de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, une demande de maintien de requête a été adressée à Mme A... le 5 février 2026 par courrier en recommandé avec accusé de réception. Elle est réputée avoir reçu communication de cette demande le 18 février 2026, date de signature de l’accusé de réception postal. N’ayant pas expressément confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois qui lui a été imparti, Mme A... est réputée s’être désistée de sa requête. Ce désistement étant pur et simple, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme A....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au préfet du Nord.
Fait à Lille, le 26 mars 2026.
La présidente de la 8ème chambre,
Signé
S. Stefanczyk
La République mande et ordonne au préfet du Nord en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,