Tribunal Administratif de Lille — Décision N° TA59-2506409
lundi 3 août 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Lille |
| Section | Tribunal Administratif de Lille |
| N° Dossier | TA59-2506409 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 5 juin 2025, Mme A... B... demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 12 mai 2025 par laquelle la caisse d’allocations familiales du Nord ne lui a pas accordé de remise de sa dette portant sur un indu de prime d’activité ;
2°) de lui accorder la remise totale de cette dette.
Par une lettre du 9 juillet 2025, le tribunal a invité Mme B... à régulariser sa requête dans le délai d’un mois en lui adressant le formulaire prévu par l’article R. 772-6 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
le code de la sécurité sociale ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. / (…) ». L’article R. 772-6 du même code, en ce qui concerne les contentieux sociaux, dispose que : « Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ».
Aux termes de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale : « Tout paiement indu de prime d’activité est récupéré par l’organisme chargé de son service (…). La créance peut être remise ou réduite par l’organisme (…) en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d’une manœuvre frauduleuse ou d’une fausse déclaration (…) ». Lorsqu’il statue sur un recours dirigé contre une décision rejetant une demande de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité, il appartient au juge administratif d’examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l’une et l’autre des parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise.
Mme B... soutient, afin d’obtenir la remise gracieuse de sa dette de prime d’activité, que son faible salaire ne lui permet pas de faire face aux différentes factures et de rembourser l’indu mis à sa charge, alors qu’elle a un enfant à charge. Toutefois, ces allégations ne sont assorties d’aucune justification alors que la décision attaquée retient un quotient familial de 1 013 euros. En outre, elle ne fait pas état des motifs de la dette mise à sa charge et n’apporte aucun élément sur sa bonne foi, tandis que la décision attaquée lui oppose une déclaration tardive de plus de six mois. Il résulte de ce qui a été dit au point précédent que la remise d’une dette de prestation sociale est subordonnée à deux conditions, tenant, d’une part, à la bonne foi de l’allocataire et, d’autre part, à sa situation financière. Dans ces conditions, l’argumentation présentée par Mme B... n’est pas assortie des précisions suffisantes permettant au tribunal d’apprécier tant sa bonne foi que sa situation de précarité et de justifier l’octroi d’une remise de sa dette.
En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par le greffe du tribunal administratif le 9 juillet 2025 par lettre recommandée, et dont elle a accusé réception le 12 juillet 2025, Mme B... n’a pas régularisé sa requête dans le délai d’un mois qui lui était imparti. Ce courrier comportait la mention selon laquelle, à défaut de régularisation, la requête pourrait être rejetée comme insuffisamment motivée, sans audience. Par suite, sa requête doit être rejetée en application du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Copie en sera adressée pour information à la caisse d’allocations familiales du Nord et au ministre du travail et des solidarités.
Fait à Lille, le 3 août 2026.
Le président,
signé
O. Cotte
La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Par une requête, enregistrée le 5 juin 2025, Mme A... B... demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision du 12 mai 2025 par laquelle la caisse d’allocations familiales du Nord ne lui a pas accordé de remise de sa dette portant sur un indu de prime d’activité ;
2°) de lui accorder la remise totale de cette dette.
Par une lettre du 9 juillet 2025, le tribunal a invité Mme B... à régulariser sa requête dans le délai d’un mois en lui adressant le formulaire prévu par l’article R. 772-6 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
le code de la sécurité sociale ;
le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. / (…) ». L’article R. 772-6 du même code, en ce qui concerne les contentieux sociaux, dispose que : « Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ».
Aux termes de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale : « Tout paiement indu de prime d’activité est récupéré par l’organisme chargé de son service (…). La créance peut être remise ou réduite par l’organisme (…) en cas de bonne foi ou de précarité de la situation du débiteur, sauf si cette créance résulte d’une manœuvre frauduleuse ou d’une fausse déclaration (…) ». Lorsqu’il statue sur un recours dirigé contre une décision rejetant une demande de remise gracieuse d’un indu de prime d’activité, il appartient au juge administratif d’examiner si une remise gracieuse totale ou partielle est justifiée et de se prononcer lui-même sur la demande en recherchant si, au regard des circonstances de fait dont il est justifié par l’une et l’autre des parties à la date de sa propre décision, la situation de précarité du débiteur et sa bonne foi justifient que lui soit accordée une remise.
Mme B... soutient, afin d’obtenir la remise gracieuse de sa dette de prime d’activité, que son faible salaire ne lui permet pas de faire face aux différentes factures et de rembourser l’indu mis à sa charge, alors qu’elle a un enfant à charge. Toutefois, ces allégations ne sont assorties d’aucune justification alors que la décision attaquée retient un quotient familial de 1 013 euros. En outre, elle ne fait pas état des motifs de la dette mise à sa charge et n’apporte aucun élément sur sa bonne foi, tandis que la décision attaquée lui oppose une déclaration tardive de plus de six mois. Il résulte de ce qui a été dit au point précédent que la remise d’une dette de prestation sociale est subordonnée à deux conditions, tenant, d’une part, à la bonne foi de l’allocataire et, d’autre part, à sa situation financière. Dans ces conditions, l’argumentation présentée par Mme B... n’est pas assortie des précisions suffisantes permettant au tribunal d’apprécier tant sa bonne foi que sa situation de précarité et de justifier l’octroi d’une remise de sa dette.
En dépit de la demande de régularisation qui lui a été adressée par le greffe du tribunal administratif le 9 juillet 2025 par lettre recommandée, et dont elle a accusé réception le 12 juillet 2025, Mme B... n’a pas régularisé sa requête dans le délai d’un mois qui lui était imparti. Ce courrier comportait la mention selon laquelle, à défaut de régularisation, la requête pourrait être rejetée comme insuffisamment motivée, sans audience. Par suite, sa requête doit être rejetée en application du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Copie en sera adressée pour information à la caisse d’allocations familiales du Nord et au ministre du travail et des solidarités.
Fait à Lille, le 3 août 2026.
Le président,
signé
O. Cotte
La République mande et ordonne au ministre du travail et des solidarités en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
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