Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2402831
mardi 1 septembre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2402831 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | AD'VOCARE |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 12 novembre 2024, Mme B... C... épouse A..., représentée par Me Demars, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite née le 17 mai 2024 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme lui a refusé la délivrance d’un titre de séjour d’une durée de 10 ans sur le fondement des stipulations du e) de l’article 10 de l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988 ;
2°) d’enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de lui délivrer un titre de séjour d’une durée de 10 ans, dans un délai d’un mois suivant la notification du jugement à intervenir et, dans l’attente, de lui remettre une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler, dans un délai de quarante-huit heures suivant la notification du jugement à intervenir, l’ensemble sous astreinte de 50 euros par jour de retard ; à titre subsidiaire, d’enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de procéder au réexamen de sa situation administrative, dans un délai d’un mois suivant la notification du jugement à intervenir, et, dans l’attente, de lui remettre une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler, dans un délai de 48 heures suivant la notification du jugement à intervenir, l’ensemble sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, ou si le bénéfice de l’aide juridictionnelle lui était refusé, au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Des pièces ont été enregistrées pour la préfète du Puy-de-Dôme le 2 juillet 2026.
Mme B... C... épouse A... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 13 mars 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l’accord du 17 mars 1988 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Tunisie en matière de séjour et de travail ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
2. Aux termes du e) de l’article 10 de l’accord franco-tunisien modifié en matière de séjour et de travail du 17 mars 1988 : « 1. Un titre de séjour d'une durée de dix ans, ouvrant droit à l'exercice d'une activité professionnelle, est délivré de plein droit, sous réserve de la régularité du séjour sur le territoire français : (…) e) Au conjoint et aux enfants tunisiens mineurs, ou dans l'année qui suit leur dix-huitième anniversaire, d'un ressortissant tunisien titulaire d'un titre de séjour d'une durée de dix ans, qui ont été autorisés à séjourner en France au titre du regroupement familial ; ». Selon l’article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « La demande d'un titre de séjour figurant sur une liste fixée par arrêté du ministre chargé de l'immigration s'effectue au moyen d'un téléservice à compter de la date fixée par le même arrêté. Les catégories de titres de séjour désignées par arrêté figurent en annexe 9 du présent code. ».
3. Si la requérante indique avoir sollicité le 17 janvier 2024 la délivrance d’un titre de séjour d’une durée de 10 ans sur le fondement des stipulations du e) de l’article 10 de l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988, et s’il est constant que l’intéressée s’est vue délivrer une attestation de prolongation d’instruction d’une première demande de titre de séjour valable du 1er octobre 2024 au 31 décembre 2024, il ne résulte pas de l’annexe 9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni d’aucune disposition de ce code que les demandes de titre de séjour sur le fondement des stipulations du e) de l’article 10 de l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988 s’effectueraient au moyen du téléservice prévu à l’article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il en résulte qu’en l’absence de possibilité de réaliser une telle demande sur le téléservice ANEF, aucune décision implicite de rejet de cette supposée demande n’a pu naître avant l’introduction de la présente requête, qui est par suite manifestement irrecevable.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B... C... épouse A... doit être rejetée dans toutes ses conclusions, y compris celles présentées au titre des frais liés au litige, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... C... épouse A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... C... épouse A....
Fait à Clermont-Ferrand, le 1er septembre 2026.
Le président de la 3ème chambre,
C. BERTOLO
La République mande et ordonne à la préfète du Puy-de-Dôme en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 12 novembre 2024, Mme B... C... épouse A..., représentée par Me Demars, demande au tribunal :
1°) d’annuler la décision implicite née le 17 mai 2024 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme lui a refusé la délivrance d’un titre de séjour d’une durée de 10 ans sur le fondement des stipulations du e) de l’article 10 de l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988 ;
2°) d’enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de lui délivrer un titre de séjour d’une durée de 10 ans, dans un délai d’un mois suivant la notification du jugement à intervenir et, dans l’attente, de lui remettre une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler, dans un délai de quarante-huit heures suivant la notification du jugement à intervenir, l’ensemble sous astreinte de 50 euros par jour de retard ; à titre subsidiaire, d’enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de procéder au réexamen de sa situation administrative, dans un délai d’un mois suivant la notification du jugement à intervenir, et, dans l’attente, de lui remettre une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler, dans un délai de 48 heures suivant la notification du jugement à intervenir, l’ensemble sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, ou si le bénéfice de l’aide juridictionnelle lui était refusé, au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Des pièces ont été enregistrées pour la préfète du Puy-de-Dôme le 2 juillet 2026.
Mme B... C... épouse A... a été admise au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 13 mars 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- l’accord du 17 mars 1988 entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République de Tunisie en matière de séjour et de travail ;
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
2. Aux termes du e) de l’article 10 de l’accord franco-tunisien modifié en matière de séjour et de travail du 17 mars 1988 : « 1. Un titre de séjour d'une durée de dix ans, ouvrant droit à l'exercice d'une activité professionnelle, est délivré de plein droit, sous réserve de la régularité du séjour sur le territoire français : (…) e) Au conjoint et aux enfants tunisiens mineurs, ou dans l'année qui suit leur dix-huitième anniversaire, d'un ressortissant tunisien titulaire d'un titre de séjour d'une durée de dix ans, qui ont été autorisés à séjourner en France au titre du regroupement familial ; ». Selon l’article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « La demande d'un titre de séjour figurant sur une liste fixée par arrêté du ministre chargé de l'immigration s'effectue au moyen d'un téléservice à compter de la date fixée par le même arrêté. Les catégories de titres de séjour désignées par arrêté figurent en annexe 9 du présent code. ».
3. Si la requérante indique avoir sollicité le 17 janvier 2024 la délivrance d’un titre de séjour d’une durée de 10 ans sur le fondement des stipulations du e) de l’article 10 de l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988, et s’il est constant que l’intéressée s’est vue délivrer une attestation de prolongation d’instruction d’une première demande de titre de séjour valable du 1er octobre 2024 au 31 décembre 2024, il ne résulte pas de l’annexe 9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ni d’aucune disposition de ce code que les demandes de titre de séjour sur le fondement des stipulations du e) de l’article 10 de l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988 s’effectueraient au moyen du téléservice prévu à l’article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il en résulte qu’en l’absence de possibilité de réaliser une telle demande sur le téléservice ANEF, aucune décision implicite de rejet de cette supposée demande n’a pu naître avant l’introduction de la présente requête, qui est par suite manifestement irrecevable.
4. Il résulte de ce qui précède que la requête de Mme B... C... épouse A... doit être rejetée dans toutes ses conclusions, y compris celles présentées au titre des frais liés au litige, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... C... épouse A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... C... épouse A....
Fait à Clermont-Ferrand, le 1er septembre 2026.
Le président de la 3ème chambre,
C. BERTOLO
La République mande et ordonne à la préfète du Puy-de-Dôme en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.