Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2403271

mardi 1 septembre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2403271
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantAD'VOCARE

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 29 novembre 2024, M. B... A..., représenté par Me Demars, demande au tribunal :

1°) d’annuler la décision implicite née le 19 novembre 2024 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de lui délivrer un certificat de résidence algérien d’une durée de dix ans, ainsi que subsidiairement le renouvellement de son certificat de résidence algérien d’une durée d’un an ;

2°) d’enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de lui délivrer un certificat de résidence algérien d’une durée de dix ans, ou subsidiairement une certificat de résidence algérien d’une durée d’un an, dans un délai d’un mois suivant la notification du jugement à intervenir et, dans l’attente, de lui remettre une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler, dans un délai de quarante-huit heures suivant la notification du jugement à intervenir, l’ensemble sous astreinte de 50 euros par jour de retard ; à titre subsidiaire, d’enjoindre au préfet du Puy-de-Dôme de procéder au réexamen de sa situation administrative, dans un délai d’un mois suivant la notification du jugement à intervenir, et, dans l’attente, de lui remettre une attestation de prolongation d’instruction l’autorisant à travailler, dans un délai de quarante-huit heures suivant la notification du jugement à intervenir, l’ensemble sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros HT en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, ou si le bénéfice de l’aide juridictionnelle lui était refusé, au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Des pièces ont été enregistrées pour la préfète du Puy-de-Dôme le 2 juillet 2026.

M. B... A... a été admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle totale par une décision du 15 mai 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. M. A..., ressortissant algérien né le 26 avril 1986, demande au tribunal d’annuler la décision implicite née le 19 novembre 2024 par laquelle le préfet du Puy-de-Dôme a refusé de lui délivrer un certificat de résidence algérien d’une durée de dix ans, ainsi que subsidiairement le renouvellement de son certificat de résidence algérien d’une durée d’un an.
2. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; ».
3. Si le silence gardé par l'administration sur une demande d’admission au séjour fait naître une décision implicite de rejet qui peut être déférée au juge de l'excès de pouvoir, une décision explicite de rejet intervenue postérieurement, qu'elle fasse suite ou non à une demande de communication des motifs de la décision implicite, se substitue à la première décision. Il en résulte que des conclusions à fin d'annulation de cette première décision doivent être regardées comme dirigées contre la seconde.
4. Les conclusions aux fins d’annulation des décisions implicites qui serait nées du silence gardé sur la demande de M. A... doivent être regardées comme dirigées contre la décision explicite du 8 juillet 2026 par laquelle la préfète du Puy-de-Dôme a rejeté ses demandes de délivrance d’un titre de séjour. Par ailleurs, il résulte de l’instruction que par un jugement n°2602741 du 24 juillet 2026, le magistrat désigné a statué sur le refus de titre de séjour opposé par la préfète dans son arrêté du 8 juillet 2026. Il n’y a par suite plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de la requête n°2403271 de M. A....
5. Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par M. A... au titre des frais liés au litige.


O R D O N N E :


Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation et d’injonction de la requête n°2403271 de M. A....

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête de M. A... est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et à la préfète du Puy-de-Dôme.

Copie en sera adressée à Me Demars.


Fait à Clermont-Ferrand, le 1er septembre 2026.


Le président de la 3ème chambre,




C. BERTOLO


La République mande et ordonne à la préfète du Puy-de-Dôme en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.