Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. B..., qui demandait l'indemnisation de ses congés annuels non pris en tant qu'adjoint administratif. La requête a été jugée manifestement irrecevable car le requérant n'a exposé aucun moyen ni précision de fait à l'appui de ses conclusions, en violation des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête sans invitation à régulariser.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 février 2026, M. A... B... demande au tribunal de condamner la commune de Montluçon à l’indemniser de ses préjudices financiers et administratifs au titre de congés annuels acquis et non pris lorsqu’il occupait les fonctions d’adjoint administratif principal 2ème classe, 7ème échelon, calculée sur la valeur actuelle du point d’indice de la fonction publique territoriale au 1er janvier 2026.
Vu l’ensemble des pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge (…) ».
Par la présente requête, M. B... demande au tribunal de l’indemniser de ses préjudices financiers et administratifs au titre de congés annuels acquis et non pris lorsqu’il occupait les fonctions d’adjoint administratif principal 2ème classe, 7ème échelon. Toutefois, M. B..., qui se borne à citer un certain nombre de jurisprudences, n’énonce aucun moyen ni précisions de fait à l’appui de ses conclusions. Dès lors, la requête de M. B... est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Clermont-Ferrand, le 1er juin 2026.
La présidente du tribunal,
J. FÉMÉNIA
La République mande et ordonne au préfet de l’Allier, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.