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AccueilJurisprudence administrativeN° TA63-2601235

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2601235

mercredi 1 avril 2026

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2601235
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant en référé, rejette la requête de M. A... qui sollicitait une injonction pour mettre fin à sa situation de précarité et obtenir un départ à la retraite. Le juge constate que la demande, présentée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'est assortie d'aucune décision administrative déterminée dont la suspension serait demandée. La requête est donc jugée irrecevable et rejetée selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 27 mars 2026, M. B... A... doit être regardé comme demandant au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de solliciter la ministre des armées et des anciens combattants afin qu’elle mette fin à la situation de précarité à laquelle il allègue être confronté ;

2°) de lui accorder le bénéfice d’un départ à la retraite.

Vu l’ensemble des pièces du dossier ;

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme Bentéjac, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé en application de l’article L. 511-2 du code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ».

En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.

Enfin, selon l’article R. 421-1 du code de justice administrative : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. (…) ». Aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de la décision attaquée ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. ».

Si M. A... a entendu, par sa requête, saisir le juge des référés sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, afin d’enjoindre à la ministre des armées et des anciens combattants de mettre fin à sa situation de précarité, il n’assortit toutefois cette dernière d’aucune conclusion à fin de suspension d’une décision administrative déterminée. Ni ses écritures ni les pièces produites par le requérant ne permettent au demeurant d’identifier la, ou, le cas échéant, les décisions à l’encontre desquelles il entend diriger sa demande de suspension.

Par suite, il y a lieu de rejeter la requête de M. A... selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....


Fait à Clermont-Ferrand, le 1er avril 2026.


La juge des référés



C. BENTÉJAC


La République mande et ordonne à la ministre des armées et des anciens combattants, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente ordonnance.





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