Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2602600

mardi 1 septembre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
SectionTribunal Administratif de Clermont-Ferrand
N° DossierTA63-2602600
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationD

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 17 juin et 1er août 2026, M. A... B... doit être regardé comme demandant au tribunal de condamner l’Etat à l’indemniser à hauteur de 500 euros du préjudice subi du fait de la perte de douze DVD dans le cadre de sa détention au centre pénitentiaire de Moulins-Yzeure.

Par un courrier du 30 juin 2026, le tribunal a invité M. B... à régulariser sa requête au regard de l’article R. 431-2 du code de justice administrative, dans le délai de quinze jours, à peine d’irrecevabilité.




Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».


2. Aux termes de l’article R. 431-2 du même code : « Les requêtes et les mémoires doivent, à peine d'irrecevabilité, être présentés soit par un avocat, soit par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, lorsque les conclusions de la demande tendent au paiement d'une somme d'argent (…). ».

3. La requête de M. B... tend à l’indemnisation des préjudices qu’il estime avoir subis du fait de la perte de douze DVD par l’administration pénitentiaire. Par conséquent, alors que la présente requête ne relève d’aucune des exceptions prévues à l’article R. 431-3 du code de justice administrative, elle doit, à peine d’irrecevabilité, être présentée par un avocat en application des dispositions précitées de l’article R. 431-2 du code de justice administrative. Par un courrier du 30 juin 2026, le tribunal a invité le requérant à régulariser sa requête à ce titre. Par courrier en réponse du 1er août 2026, le requérant a informé le tribunal que son avocat refusait de le représenter en justice pour cette affaire, et il n’a par conséquent pas régularisé sa requête dans le délai de quinze jours qui lui était imparti. Dans ces conditions, la requête de M. B... est manifestement irrecevable, et doit être rejetée.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....


Fait à Clermont-Ferrand, le 1er septembre 2026.


Le président de la 3ème chambre,




C. BERTOLO


La République mande et ordonne au ministre de la justice, garde des sceaux en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.