Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2602606
mardi 1 septembre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2602606 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 29 juin 2026, M. A... B... doit être regardé comme demandant l’annulation de la décision du 12 juin 2026 par laquelle la préfète du Puy-de-Dôme a classé sans suite sa demande de naturalisation.
Il fait valoir qu’il n’a pas reçu de courriel des services de la préfecture lui demandant de compléter son dossier en raison de la saturation de sa boîte mail, qu’il a déposé sa demande il y a plus de deux ans et que cela représente une démarche importante pour lui et qu’il souhaiterait exprimer de vive voix son souhait d’être français.
Vu l’ensemble des pièces du dossier ;
Vu :
- le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Par la présente requête, M. B... doit être regardé comme demandant l’annulation de la décision du 12 juin 2026 par laquelle la préfète du Puy-de-Dôme a classé sans suite sa demande de naturalisation.
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours (…) les requêtes ne comportant que (…) des moyens inopérants (…) ».
Aux termes de l’article 40 du décret 30 décembre 1993 relatif aux déclarations de nationalité, aux décisions de naturalisation, de réintégration, de perte, de déchéance et de retrait de la nationalité française : « L'autorité qui a reçu la demande ou le ministre chargé des naturalisations peut, à tout moment de l'instruction de la demande de naturalisation ou de réintégration, mettre en demeure le demandeur de produire les pièces complémentaires ou d'accomplir les formalités administratives qui sont nécessaires à l'examen de sa demande. / Si le demandeur ne défère pas à cette mise en demeure dans le délai qu'elle fixe, la demande peut être classée sans suite. Le demandeur est informé par écrit de ce classement. ».
Le classement sans suite de la demande de naturalisation présentée par M. B... est intervenu au motif qu’il n’avait pas communiqué dans le délai imparti, comme cela lui avait été demandé le 26 mars 2026, divers documents sollicités par l’administration.
Or, les moyens que soulèvent M. B... à l’encontre du classement sans suite en litige, tirés de ce qu’il n’a pas pu transmettre les documents sollicités en raison de circonstances indépendantes de sa volonté et de ce que sa demande de naturalisation revêt une importance pour lui sont sans incidence sur la légalité de la décision en litige, qui ne se prononce pas sur le fond de celle-ci et dont la légalité s’apprécie à la date à laquelle il est intervenu.
Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B... ne peut qu’être rejetée par application du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Clermont-Ferrand, le 1er septembre 2026.
La présidente du tribunal,
J. FÉMÉNIA
La République mande et ordonne à la préfète du Puy-de-Dôme en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Par une requête enregistrée le 29 juin 2026, M. A... B... doit être regardé comme demandant l’annulation de la décision du 12 juin 2026 par laquelle la préfète du Puy-de-Dôme a classé sans suite sa demande de naturalisation.
Il fait valoir qu’il n’a pas reçu de courriel des services de la préfecture lui demandant de compléter son dossier en raison de la saturation de sa boîte mail, qu’il a déposé sa demande il y a plus de deux ans et que cela représente une démarche importante pour lui et qu’il souhaiterait exprimer de vive voix son souhait d’être français.
Vu l’ensemble des pièces du dossier ;
Vu :
- le décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993 ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Par la présente requête, M. B... doit être regardé comme demandant l’annulation de la décision du 12 juin 2026 par laquelle la préfète du Puy-de-Dôme a classé sans suite sa demande de naturalisation.
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours (…) les requêtes ne comportant que (…) des moyens inopérants (…) ».
Aux termes de l’article 40 du décret 30 décembre 1993 relatif aux déclarations de nationalité, aux décisions de naturalisation, de réintégration, de perte, de déchéance et de retrait de la nationalité française : « L'autorité qui a reçu la demande ou le ministre chargé des naturalisations peut, à tout moment de l'instruction de la demande de naturalisation ou de réintégration, mettre en demeure le demandeur de produire les pièces complémentaires ou d'accomplir les formalités administratives qui sont nécessaires à l'examen de sa demande. / Si le demandeur ne défère pas à cette mise en demeure dans le délai qu'elle fixe, la demande peut être classée sans suite. Le demandeur est informé par écrit de ce classement. ».
Le classement sans suite de la demande de naturalisation présentée par M. B... est intervenu au motif qu’il n’avait pas communiqué dans le délai imparti, comme cela lui avait été demandé le 26 mars 2026, divers documents sollicités par l’administration.
Or, les moyens que soulèvent M. B... à l’encontre du classement sans suite en litige, tirés de ce qu’il n’a pas pu transmettre les documents sollicités en raison de circonstances indépendantes de sa volonté et de ce que sa demande de naturalisation revêt une importance pour lui sont sans incidence sur la légalité de la décision en litige, qui ne se prononce pas sur le fond de celle-ci et dont la légalité s’apprécie à la date à laquelle il est intervenu.
Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B... ne peut qu’être rejetée par application du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Clermont-Ferrand, le 1er septembre 2026.
La présidente du tribunal,
J. FÉMÉNIA
La République mande et ordonne à la préfète du Puy-de-Dôme en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.