Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — Décision N° TA63-2603012
lundi 3 août 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| Section | Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand |
| N° Dossier | TA63-2603012 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Avocat requérant | KHANIFAR |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 31 juillet 2026, Mme B... Em’lisse A..., représentée par Me Khanifar, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l’exécution de la décision du 3 juillet 2026 par laquelle la préfète du Puy-de-Dôme lui a refusé le renouvellement de son titre de séjour mention étudiant, l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays destination ;
2°) d’enjoindre à la préfète du Puy-de-Dôme de réexaminer sa demande de titre de séjour dans un délai de sept jours à compter de l’ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est satisfaite, dès lors que le refus a de lourdes conséquences sur sa situation administrative, personnelle et scolaire ; elle ne peut pas poursuivre son CAP Esthétique et trouver un contrat d’alternance ;
- le doute sérieux sur la légalité des décisions contestées existe, dès lors que l’auteur de l’acte est incompétent ; elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation, dès lors que le caractère réel et sérieux de ses études est établi.
Mme A... a déposé une demande d’aide juridictionnelle le 31 juillet 2026.
Vu l’ensemble des pièces du dossier ;
Vu :
- la convention entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République de Côte d’Ivoire relative à la circulation et au séjour des personnes du 21 septembre 1992 ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Brun, conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Mme B... Em’lisse A..., ressortissante ivoirienne, née le 25 janvier 2003 est entrée régulièrement en France le 11 septembre 2021, sous couvert de son passeport revêtu d’un visa de long séjour portant la mention « étudiant », valable du 25 août 2021 au 25 août 2022. Elle s’est vu délivrer par la suite trois cartes de séjour temporaire portant la mention « étudiant », dont la dernière a expiré le 29 octobre 2025. Le 7 octobre 2025, elle a sollicité le renouvellement de son titre de séjour portant la mention « étudiant » sur le fondement de l’article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par la présente requête, elle demande au juge des référés sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative de suspendre l’exécution de la décision par laquelle la préfète du Puy-de-Dôme a refusé de lui délivrer ce titre.
Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l'état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ».
En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.
Pour demander la suspension de l’exécution de l’arrêté de la préfète du Puy-de-Dôme du 3 juillet 2026 en ce qu’il rejette sa demande de renouvellement de son titre de séjour portant la mention « Etudiant », Mme A... soutient qu’il n’est pas justifié de la compétence de son auteur et que cette décision résulte d’une erreur d’appréciation au regard de l’article 9 de la convention entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République de Côte d’Ivoire relative à la circulation et au séjour des personnes du 21 septembre 1992 s’agissant du caractère réel et sérieux de ses études, de la cohérence de son parcours et de ses progrès. Toutefois, il résulte de l’instruction, et il n’est pas contesté, que Mme A... a été inscrite en première année de licence mention « Gestion » au titre des années universitaires 2021/2022, 2022/2023, et 2023/2024 à l’université Clermont Auvergne, sans validation de ladite année à l’issue de ces trois inscriptions successives. Elle s’est ensuite, réorientée au titre de l’année universitaire 2024/2025 en première année de licence mention « Economie » au sein du même établissement et n’a pas non plus validé ce parcours. Enfin, pour l’année 2025/2026, Mme A... s’est de nouveau réorientée en première année de certificat d’aptitude professionnelle « esthétique cosmétique parfumerie » à l’école Terrade à Clermont-Ferrand. En l’état du dossier, il apparaît manifeste que les moyens invoqués ne sont pas de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision du 3 juillet 2026.
Il résulte de tout ce qui précède, sans qu’il soit besoin de l’admettre à l’aide juridictionnelle provisoire et de se prononcer sur la situation d’urgence, que la requête de Mme A... doit être rejetée dans toutes ses conclusions selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... Em’lisse A....
Fait à Clermont-Ferrand, le 3 août 2026.
Le juge des référés,
J. BRUN
La République mande et ordonne à la préfète du Puy-de-Dôme, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée le 31 juillet 2026, Mme B... Em’lisse A..., représentée par Me Khanifar, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l’exécution de la décision du 3 juillet 2026 par laquelle la préfète du Puy-de-Dôme lui a refusé le renouvellement de son titre de séjour mention étudiant, l’a obligé à quitter le territoire français dans un délai de trente jours et a fixé le pays destination ;
2°) d’enjoindre à la préfète du Puy-de-Dôme de réexaminer sa demande de titre de séjour dans un délai de sept jours à compter de l’ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est satisfaite, dès lors que le refus a de lourdes conséquences sur sa situation administrative, personnelle et scolaire ; elle ne peut pas poursuivre son CAP Esthétique et trouver un contrat d’alternance ;
- le doute sérieux sur la légalité des décisions contestées existe, dès lors que l’auteur de l’acte est incompétent ; elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation, dès lors que le caractère réel et sérieux de ses études est établi.
Mme A... a déposé une demande d’aide juridictionnelle le 31 juillet 2026.
Vu l’ensemble des pièces du dossier ;
Vu :
- la convention entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République de Côte d’Ivoire relative à la circulation et au séjour des personnes du 21 septembre 1992 ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Brun, conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
Mme B... Em’lisse A..., ressortissante ivoirienne, née le 25 janvier 2003 est entrée régulièrement en France le 11 septembre 2021, sous couvert de son passeport revêtu d’un visa de long séjour portant la mention « étudiant », valable du 25 août 2021 au 25 août 2022. Elle s’est vu délivrer par la suite trois cartes de séjour temporaire portant la mention « étudiant », dont la dernière a expiré le 29 octobre 2025. Le 7 octobre 2025, elle a sollicité le renouvellement de son titre de séjour portant la mention « étudiant » sur le fondement de l’article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par la présente requête, elle demande au juge des référés sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative de suspendre l’exécution de la décision par laquelle la préfète du Puy-de-Dôme a refusé de lui délivrer ce titre.
Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l'état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ».
En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.
Pour demander la suspension de l’exécution de l’arrêté de la préfète du Puy-de-Dôme du 3 juillet 2026 en ce qu’il rejette sa demande de renouvellement de son titre de séjour portant la mention « Etudiant », Mme A... soutient qu’il n’est pas justifié de la compétence de son auteur et que cette décision résulte d’une erreur d’appréciation au regard de l’article 9 de la convention entre le gouvernement de la République française et le gouvernement de la République de Côte d’Ivoire relative à la circulation et au séjour des personnes du 21 septembre 1992 s’agissant du caractère réel et sérieux de ses études, de la cohérence de son parcours et de ses progrès. Toutefois, il résulte de l’instruction, et il n’est pas contesté, que Mme A... a été inscrite en première année de licence mention « Gestion » au titre des années universitaires 2021/2022, 2022/2023, et 2023/2024 à l’université Clermont Auvergne, sans validation de ladite année à l’issue de ces trois inscriptions successives. Elle s’est ensuite, réorientée au titre de l’année universitaire 2024/2025 en première année de licence mention « Economie » au sein du même établissement et n’a pas non plus validé ce parcours. Enfin, pour l’année 2025/2026, Mme A... s’est de nouveau réorientée en première année de certificat d’aptitude professionnelle « esthétique cosmétique parfumerie » à l’école Terrade à Clermont-Ferrand. En l’état du dossier, il apparaît manifeste que les moyens invoqués ne sont pas de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision du 3 juillet 2026.
Il résulte de tout ce qui précède, sans qu’il soit besoin de l’admettre à l’aide juridictionnelle provisoire et de se prononcer sur la situation d’urgence, que la requête de Mme A... doit être rejetée dans toutes ses conclusions selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... Em’lisse A....
Fait à Clermont-Ferrand, le 3 août 2026.
Le juge des référés,
J. BRUN
La République mande et ordonne à la préfète du Puy-de-Dôme, en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.