Le Tribunal Administratif de Pau, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant sa demande de décharge d'impôt sur le revenu pour 2023. Il rejette en revanche comme manifestement irrecevables ses conclusions nouvelles, présentées après ce désistement, qui réclamaient une indemnité de 1 000 euros à l'État. La juridiction fonde sa décision sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative relatives aux désistements et au rejet des requêtes irrecevables.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et des pièces complémentaires, enregistrées les 11 et 24 février 2025, M. B... A... demande au tribunal de prononcer la décharge de l’impôt sur le revenu portant sur des plus-values de cession de valeurs mobilières initialement déclarées pour un montant de 30 624 euros, auquel il a été assujetti au titre de l’année 2023.
Par un mémoire en défense, enregistré le 3 février 2026, la direction départementale des finances publiques des Pyrénées-Atlantiques conclut au non-lieu à statuer sur la requête.
Par un mémoire, enregistré le 16 février 2026, M. A... déclare se désister de sa requête.
Par un mémoire, enregistré le 23 février 2026, la direction départementale des finances publiques des Pyrénées-Atlantiques demande au tribunal de donner acte du désistement de M. A....
Par un mémoire, enregistré le 5 mars 2026, M. A... demande au tribunal de condamner l’Etat à lui verser la somme de 1 000 euros en réparation des préjudices subis.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : 1 donner acte des désistements (...) 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…)».
2. D’une part, par un mémoire, enregistré le 16 février 2026, M. A... déclare se désister de ses conclusions tendant à la décharge des cotisations à l'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 2023. Ce désistement est pur et simple. Rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
3. D’autre part, si par mémoire enregistré le 5 mars 2026, M. A..., qui s’est désisté de sa requête tendant à la décharge des impositions en litige, a entendu présenter des conclusions tendant à la condamnation de l’Etat à lui verser une somme de 1 000 euros en réparation des préjudices subis, ces conclusions constituent des conclusions nouvelles qui sont manifestement irrecevables.
O R D O N N E :
Article 1er : Il est donné acte du désistement des conclusions de la requête de M. A... tendant à la décharge des cotisations à l'impôt sur le revenu auxquelles il a été assujetti au titre de l'année 2023.
Article 2 : Les conclusions nouvelles présentées par M. A... sont rejetées.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et à la direction départementale des finances publiques des Pyrénées-Atlantiques.
Fait à Pau, le 9 mars 2026.
Le président du tribunal,
J-C. PAUZIÈS
La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,