LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA67-2307354

Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2307354

vendredi 27 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2307354
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
FormationJuge unique (1)

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la requête de M. C..., gérant de la SCI Dicamant, qui contestait les cotisations de taxe foncière des années 2020 à 2022. Le juge unique a estimé que la vente d’un lot le 27 février 2020 n’affectait pas le bien-fondé des impositions, car ce lot n’était pas inclus dans l’assiette des taxes litigieuses. La décision s’appuie sur les articles 1415 et 1400 du code général des impôts, qui imposent la taxe au propriétaire au 1er janvier de l’année d’imposition. Les conclusions à fin de décharge et d’injonction sont donc rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et des mémoires, enregistrés les 28 septembre 2023, 28 février 2024 et 4 juin 2024, M. A... C... demande au tribunal :

1°) de prononcer la décharge des cotisations de taxe foncière auxquelles la société civile immobilière (SCI) Dicamant a été assujettie au titre des années 2020, 2021 et 2022 dans les rôles de la commune de Metz ;

2°) d’enjoindre à l’administration fiscale de mettre à jour les informations concernant la SCI Dicamant.

Il soutient que le local imposé à la taxe foncière a été vendu à un tiers le 27 février 2020 et n’appartient plus, depuis cette date, à la SCI Dicamant.

Par des mémoires en défense, enregistrés les 1er février 2024, 10 avril 2024 et 18 juillet 2024, le directeur régional des finances publiques du Grand Est conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens de la requête ne sont pas fondés.

Par ordonnance du 28 octobre 2025, la clôture d'instruction a été fixée au 11 décembre 2025.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
le code général des impôts ;
le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné Mme B... en application de l’article R. 222-13 du code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.

Ont été entendus au cours de l’audience publique :
le rapport de Mme B...,
les conclusions de Mme Lecard, rapporteure publique.

Les parties n’étaient ni présentes ni représentées.


Considérant ce qui suit :

La SCI Dicamant, dont M. C... est le gérant, est propriétaire de plusieurs lots dans des immeubles situés 8 place Saint Louis et 19 rue Haute Seille à Metz. Par la présente requête, M. C... conteste les cotisations de taxe foncière auxquelles la SCI a été assujettie au titre des années 2020 à 2022 dans les rôles de la commune de Metz, et il fait valoir à cet égard que le local imposé a été vendu le 27 février 2020.

Aux termes de l’article 1415 du code général des impôts : « La taxe foncière sur les propriétés bâties, la taxe foncière sur les propriétés non bâties et la taxe d'habitation sur les résidences secondaires sont établies pour l'année entière d'après les faits existants au 1er janvier de l'année de l'imposition ». Le I de l’article 1400 du même code dispose que : « Sous réserve des dispositions des articles 1403 et 1404, toute propriété, bâtie ou non bâtie, doit être imposée au nom du propriétaire actuel ».

Il résulte de l’instruction, notamment des relevés de propriété produits par l’administration, que la SCI Dicamant a été imposée à la taxe foncière dans les rôles de la commune de Metz, au titre des années 2020 à 2022, pour les lots nos 25 et 34 de l’immeuble situé 8 place Saint Louis, et pour les lots nos 12, 54 et 56 de l’immeuble situé 19 rue Haute Seille, dont elle est propriétaire. En revanche, il ne résulte pas de l’instruction que le lot n° 55 de l’immeuble situé 19 rue Haute Seille ait été inclus dans l’assiette des impositions litigieuses. Par suite, la circonstance que ce dernier lot ait été vendu le 27 février 2020 par la SCI Magazin, dont M. C... est également le gérant, à la SCI Tampa Invest, n’est pas de nature à remettre en question le bien-fondé des impositions en litige. Par ailleurs, à considérer même qu’une saisie à tiers détenteur ait été adressée, pour le recouvrement de ces impositions, au locataire du local commercial situé dans les murs du lot n° 55 de l’immeuble situé 19 rue Haute Seille, cette circonstance, qui concerne le recouvrement des impositions litigieuses et non leur établissement, ne permet pas plus de remettre en cause leur bien-fondé.

Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions de M. C... à fin de décharge et celles à fin d’injonction doivent, sans qu’il soit besoin d’examiner leur recevabilité, être rejetées.



D É C I D E :


Article 1er : La requête de M. A... C... est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... C... et au directeur régional des finances publiques du Grand Est.


Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 février 2026.


La magistrate désignée,





S. B...
Le greffier,





P. Haag




La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Le greffier,





Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions