Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2606896
lundi 3 août 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| Section | Tribunal Administratif de Strasbourg |
| N° Dossier | TA67-2606896 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Avocat requérant | SABATAKAKIS |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 30 juillet 2026, Mme A... C... et M. B... D..., représentés par Me Sabatakakis, demandent au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L.521-2 du code de justice administrative :
d’accorder à M. D... le bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire ;
d’enjoindre au préfet du Bas-Rhin de leur indiquer le lieu d’hébergement susceptible d'accueillir leur famille dans le délai de 24 heures suivant la notification de l’ordonnance ;
de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros HT à verser à leur conseil en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
la condition d’urgence est remplie dès lors que les requérants sont dans une situation de précarité particulière dès lors qu’ils sont sans logement depuis le 27 juillet 2026 alors que M. D... présente des problèmes de santé sérieux et qu’ils ont la charge de deux enfants mineurs ; aucune proposition d'hébergement ne leur a été faite alors que les requérants appellent quotidiennement le 115 et contactent régulièrement les assistants sociaux de la mairie ainsi que les bénévoles de la CIMADE ;
l’absence de proposition de logement constitue une atteinte grave et manifestement illégale portée à leur droit d’accéder à tout moment à une structure d’hébergement d’urgence.
Par un mémoire en défense enregistré le 31 juillet 2026, le préfet du Bas-Rhin conclut au non-lieu à statuer et au rejet du surplus.
Il soutient que les intéressés ont accepté l’offre d’hébergement qui leur a été faite.
Par un mémoire, enregistré le 31 juillet 2026, Mme C... et M. D..., représentés par Me Sabatakakis, déclarent se désister de leurs conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l’article L.521-2 du code de justice administrative et demandent à ce que M. D... soit admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et que soit mise à la charge de l’État la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Richard, premier vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Le rapport de M. Richard, juge des référés, a été entendu au cours de l’audience publique.
Les parties n’étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d’admission provisoire à l’aide juridictionnelle :
Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 : « Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. / (…).».
Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu d’admettre M. D... à titre provisoire au bénéfice de l’aide juridictionnelle.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :
Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ».
Par un mémoire, enregistré le 31 juillet 2026, Mme C... et M. D... déclarent se désister de leurs conclusions aux fins d’injonction. Ce désistement est pur et simple, il y a lieu de leur en donner acte.
Sur les frais liés au litige :
Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
O R D O N N E :
Article 1er : M. D... est admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Il est donné acte à Mme C... et M. D... du désistement des conclusions présentées sur le fondement de l’article L.521-2 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C..., M. B... D..., à Me Sabatakakis et au ministre de l’intérieur. Copie en sera adressée au préfet du Bas-Rhin.
Fait à Strasbourg, le 3 août 2026.
Le juge des référés,
M. Richard
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
C. Lamoot
Par une requête, enregistrée le 30 juillet 2026, Mme A... C... et M. B... D..., représentés par Me Sabatakakis, demandent au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L.521-2 du code de justice administrative :
d’accorder à M. D... le bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire ;
d’enjoindre au préfet du Bas-Rhin de leur indiquer le lieu d’hébergement susceptible d'accueillir leur famille dans le délai de 24 heures suivant la notification de l’ordonnance ;
de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros HT à verser à leur conseil en application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
la condition d’urgence est remplie dès lors que les requérants sont dans une situation de précarité particulière dès lors qu’ils sont sans logement depuis le 27 juillet 2026 alors que M. D... présente des problèmes de santé sérieux et qu’ils ont la charge de deux enfants mineurs ; aucune proposition d'hébergement ne leur a été faite alors que les requérants appellent quotidiennement le 115 et contactent régulièrement les assistants sociaux de la mairie ainsi que les bénévoles de la CIMADE ;
l’absence de proposition de logement constitue une atteinte grave et manifestement illégale portée à leur droit d’accéder à tout moment à une structure d’hébergement d’urgence.
Par un mémoire en défense enregistré le 31 juillet 2026, le préfet du Bas-Rhin conclut au non-lieu à statuer et au rejet du surplus.
Il soutient que les intéressés ont accepté l’offre d’hébergement qui leur a été faite.
Par un mémoire, enregistré le 31 juillet 2026, Mme C... et M. D..., représentés par Me Sabatakakis, déclarent se désister de leurs conclusions présentées sur le fondement des dispositions de l’article L.521-2 du code de justice administrative et demandent à ce que M. D... soit admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et que soit mise à la charge de l’État la somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'action sociale et des familles ;
- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
La présidente du tribunal a désigné M. Richard, premier vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Le rapport de M. Richard, juge des référés, a été entendu au cours de l’audience publique.
Les parties n’étaient ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
Sur la demande d’admission provisoire à l’aide juridictionnelle :
Aux termes de l'article 20 de la loi susvisée du 10 juillet 1991 : « Dans les cas d'urgence, sous réserve de l'application des règles relatives aux commissions ou désignations d'office, l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle peut être prononcée par la juridiction compétente ou son président. / (…).».
Dans les circonstances de l’espèce, il y a lieu d’admettre M. D... à titre provisoire au bénéfice de l’aide juridictionnelle.
Sur les conclusions présentées sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :
Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures ».
Par un mémoire, enregistré le 31 juillet 2026, Mme C... et M. D... déclarent se désister de leurs conclusions aux fins d’injonction. Ce désistement est pur et simple, il y a lieu de leur en donner acte.
Sur les frais liés au litige :
Dans les circonstances de l’espèce, il n’y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées au titre des dispositions des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
O R D O N N E :
Article 1er : M. D... est admis au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire.
Article 2 : Il est donné acte à Mme C... et M. D... du désistement des conclusions présentées sur le fondement de l’article L.521-2 du code de justice administrative.
Article 3 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... C..., M. B... D..., à Me Sabatakakis et au ministre de l’intérieur. Copie en sera adressée au préfet du Bas-Rhin.
Fait à Strasbourg, le 3 août 2026.
Le juge des référés,
M. Richard
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
C. Lamoot
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