Tribunal Administratif de Strasbourg — Décision N° TA67-2607716

mardi 1 septembre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Strasbourg
SectionTribunal Administratif de Strasbourg
N° DossierTA67-2607716
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 26 août 2026, M. E... C... et Mme D... A... demandent au juge des référés, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, d’ordonner à la maison départementale des personnes handicapées du Haut-Rhin de procéder immédiatement au réexamen de l’ensemble de leurs demandes concernant leur fille B... et de son dossier, et d’éditer sans attendre une notification d’attribution d’accompagnant des élèves en situation de handicap, au moins à titre provisoire.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Rees, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.

Considérant ce qui suit :

Les conclusions de M. C... et Mme A..., qui indiquent saisir le juge des référés et font état de l’urgence et de l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité des décisions contestées, doivent être regardées comme présentées sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, aux termes duquel : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (…) ».
Aux termes de l’article L. 522-1 de ce code : « Le juge des référés statue au terme d’une procédure contradictoire écrite ou orale. Lorsqu’il lui est demandé de prononcer les mesures visées aux articles L. 521-1 et L. 521-2, de les modifier ou d’y mettre fin, il informe sans délai les parties de la date et de l’heure de l’audience publique. (...) ». Aux termes de l’article L. 522-3 de ce code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1 ». Enfin, aux termes du second alinéa de l’article R. 522-1 du même code : « A peine d'irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d'une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d'annulation ou de réformation et accompagnées d'une copie de cette dernière ».
En méconnaissance de ces dernières dispositions, la requête de M. C... et Mme A... n’est pas accompagnée d’une copie de la requête à fin d’annulation des décisions contestées. Par ailleurs, leurs conclusions tendent uniquement au prononcé d’une injonction, mesure que le juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 précité, ne peut prononcer qu’à titre accessoire, lorsqu’il fait droit à une demande de suspension, pour en assurer l’exécution, et non à titre principal.
Pour l’un ou l’autre de ces motifs, la requête de M. C... et Mme A... est, en l’état, manifestement irrecevable. En conséquence, il y a lieu de faire application des dispositions de l’article L. 522-3 du code de justice administrative précité pour la rejeter.


O R D O N N E :

La requête de M. C... et Mme A... est rejetée.
La présente ordonnance sera notifiée à M. E... C... et Mme D... A....



Fait à Strasbourg, le 1er septembre 2026.


Le juge des référés,




P. Rees



La République mande et ordonne au préfet du Haut-Rhin en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.

Pour expédition conforme,
La greffière