Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler une amende de 500 euros pour dépôt irrégulier de déchets. Le juge estime que le moyen tiré du défaut de motivation de l'arrêté municipal est manifestement infondé et que celui fondé sur la disproportion de la sanction n'est pas suffisamment étayé. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant un rejet par ordonnance.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 6 janvier 2026, Mme B... A... demande au tribunal d’annuler ou de réformer l’arrêté du 14 novembre 2025 par lequel le maire de la commune de Divonne-les-Bains lui a infligé une amende administrative d’un montant de 500 euros en raison d’un dépôt irrégulier de déchets sur le territoire de la commune.
Elle soutient que :
- l’arrêté attaqué n’est pas motivé ;
- la sanction en litige est manifestement disproportionnée ;
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’environnement ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Mme A... demande l’annulation ou la réformation de l’arrêté du 14 novembre 2025 par lequel le maire de la commune de Divonne-les-Bains lui a infligé une amende administrative d’un montant de 500 euros en raison d’un dépôt irrégulier de déchets sur le territoire de la commune.
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que des moyens de légalité externe manifestement infondés, des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. / (...) ».
En premier lieu, si Mme A... soutient que l’arrêté attaqué n’est pas motivé, ce moyen de légalité externe est manifestement infondé.
En second lieu, si la requérante fait valoir que la sanction en litige est manifestement disproportionnée, ce moyen n’est manifestement pas assorti des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé.
Il résulte de tout ce qui précède que la requête de Mme A... doit être rejetée en application des dispositions précitées du 7° du premier alinéa de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Lyon, le 25 mars 2026.
Le président de la 1ère chambre,
Hervé Drouet
La République mande et ordonne au préfet de l’Ain en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière,