Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonance, rejette une requête en excès de pouvoir visant à enjoindre à la préfète de délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le tribunal estime que la demande est manifestement irrecevable, car il n'a pas, en l'espèce, le pouvoir d'adresser une telle injonction à l'administration. Cette solution s'appuie sur les articles R. 222-1 et L. 911-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 23 février 2026, M. B... A... demande au tribunal d’enjoindre à la préfète du Rhône de le munir d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle dans un délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / (…) / 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; / (...) ».
En dehors des cas expressément prévus par des dispositions législatives particulières, inapplicables en l’espèce, du code de justice administrative, il n’appartient pas au tribunal administratif d’adresser des injonctions à l’administration ou à une personne privée chargée d’une mission de service public. La requête de M. A... tendant à ce que le tribunal enjoigne à la préfète du Rhône de le munir d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle dans un délai de trente jours à compter de la notification du jugement à intervenir, n’entre pas notamment dans les prévisions de l’article L. 911-1 du code de justice administrative. Dès lors, elle est irrecevable et doit, par suite, être rejetée.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Lyon, le 2 avril 2026.
Le président de la 1ère chambre,
Hervé Drouet
La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Une greffière,