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AccueilJurisprudence administrativeN° TA69-2604003

Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2604003

vendredi 27 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2604003
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSCP ROBIN VERNET

Résumé IA

**Sujet principal** : Demande de suspension d'un refus implicite de titre de séjour et d'injonction à délivrer un récépissé autorisant le travail. **Juridiction** : Tribunal administratif de Lyon (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête, estimant que la condition d'**urgence** n'est pas remplie. La requérante, qui invoquait de graves difficultés financières familiales, n'a pas justifié qu'une autorisation de travail lui permettrait de trouver rapidement un emploi. **Textes appliqués** : Articles L. 521-1 (suspension pour urgence et doute sérieux) et L. 522-3 (rejet sans instruction) du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 24 mars 2026, Mme B... C... A..., représentée par la SCP Robin Vernet, demande au juge des référés :

1°) sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative et jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur sa légalité, d’ordonner la suspension de l’exécution de la décision par laquelle la préfète du Rhône a implicitement refusé de lui délivrer un titre de séjour ;


2°) d’enjoindre à la préfète du Rhône de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation de l'instruction l’autorisant à travailler, dans un délai de huit jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir et sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;


3°) de mettre à la charge de l’État le paiement à son conseil d’une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, à charge pour celui-ci de renoncer au bénéfice de l’aide juridictionnelle.


Elle soutient que :
- l’urgence est constituée ; alors en effet qu’elle peut prétendre à la délivrance d’un titre de séjour de plein droit et pourrait travailler, sa famille rencontre de graves difficultés financières ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée.

Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête, enregistrée le 18 août 2025 sous le n° 2510532, par laquelle Mme A... demande au tribunal d’annuler la décision dont elle demande la suspension dans la présente requête.

Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative.

La présidente du tribunal a désigné M. Chenevey, président, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

Aux termes du 1er alinéa de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. » Le premier alinéa de l’article R. 522-1 du même code précise que : « La requête visant au prononcé de mesures d’urgence doit (...) justifier de l’urgence de l’affaire. » En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction, ni audience, lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.

Mme A..., ressortissante sénégalaise née le 31 décembre 1991, demande au juge des référés du tribunal, statuant en application de l’article L. 521-1 précité du code de justice administrative, de prononcer la suspension de l’exécution de la décision par laquelle la préfète du Rhône a implicitement rejeté sa demande de titre de séjour du 29 septembre 2023.

L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. Il appartient au juge des référés, saisi d'une demande de suspension d'une décision refusant la délivrance d'un titre de séjour, d'apprécier si la condition d'urgence est remplie compte tenu de l'incidence immédiate du refus de titre de séjour sur la situation concrète de l'intéressé. Cette condition d'urgence est en principe satisfaite dans le cas d'un refus de renouvellement ou d’un retrait du titre de séjour. Dans les autres cas, il appartient au requérant de justifier de circonstances particulières caractérisant la nécessité pour lui de bénéficier à très bref délai d'une mesure provisoire dans l'attente d'une décision juridictionnelle statuant sur la légalité de la décision litigieuse.

Pour caractériser l’existence d’une situation d’urgence, Mme A... fait valoir que, alors qu’elle peut prétendre à la délivrance d’un titre de séjour de plein droit et pourrait travailler, sa famille rencontre de graves difficultés financières. Toutefois, en tout état de cause, la requérante, qui a deux enfants en bas âge, nés les 29 septembre 2023 et 10 février 2026, n’apporte aucune précision à l’appui de ses allégations et ne verse au dossier aucun élément de justification pour établir qu’elle serait en mesure de rapidement trouver un emploi dans l’hypothèse dans laquelle elle serait autorisée à travailler sur le territoire français. Dans ces circonstances, la condition d’urgence requise par les dispositions précitées de l’article L. 521-1 du code de justice administrative ne peut être regardée comme remplie.

Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins de suspension d’exécution présentées par Mme A... doivent être rejetées selon la modalité prévue par l’article L. 522-3 du code de justice administrative. Doivent être rejetées par voie de conséquence les conclusions à fin d’injonction et celles présentées sur le fondement de l’article L. 761-1 du même code.


ORDONNE :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... C... A....



Fait à Lyon le 27 mars 2026.




Le juge des référés







J.-P. Chenevey



La République mande et ordonne à la préfète du Rhône en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition,
Un greffier



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