Tribunal Administratif de Lyon — Décision N° TA69-2610590

samedi 1 août 2026

JuridictionTribunal Administratif de Lyon
SectionTribunal Administratif de Lyon
N° DossierTA69-2610590
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Texte intégral

Par une requête, enregistrée le 31 juillet 2026, Mme A... B... demande au juge des référés du tribunal de suspendre, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, l’exécution du titre de perception d’un montant de 2 646 euros émis le 6 mars 2026 en paiement d’une taxe d’aménagement et du titre de perception d’un montant de 471 euros émis le 6 mars 2026 en paiement d’une taxe d’archéologie préventive.

Elle soutient que :
- il y a urgence à suspendre l’exécution des décisions contestées ;
- les décisions attaquées sont entachée de doutes sérieux quant à leur légalité ; en effet,
elle a fait une erreur en déclarant des surfaces créées alors qu’il n’y a pas eu création de surface supplémentaire mais rénovation à l’identique ;
elle ne comprend pas le calcul du montant de la taxe d’aménagement.


Vu les autres pièces du dossier.


Vu :
- le code de l’urbanisme ;
- le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné M. Drouet, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.




Considérant ce qui suit :



Aux termes du premier alinéa de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. » Selon l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1. »

Aucun des moyens susvisés et invoqués par Mme B... à l’encontre du titre de perception d’un montant de 2 646 euros émis le 6 mars 2026 en paiement d’une taxe d’aménagement et du titre de perception d’un montant de 471 euros émis le 6 mars 2026 en paiement d’une taxe d’archéologie préventive, n’est manifestement de nature, au vu de la requête, à créer un doute sérieux sur la régularité et le bien-fondé de ces titres de perception. Il y a lieu, par suite, de rejeter la requête n° 2610590 à fin de suspension selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 précité du code de justice administrative.




ORDONNE :


Article 1er : La requête n° 2610590 est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....




Fait à Lyon, le 1er août 2026.




Le juge des référés,




H. Drouet






La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.


Pour expédition conforme,
Une greffière,