Tribunal Administratif de Paris — Décision N° TA75-2322468
jeudi 26 mars 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Paris |
| Section | Tribunal Administratif de Paris |
| N° Dossier | TA75-2322468 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | D |
Résumé IA
Le Tribunal administratif de Paris rejette la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal est la contestation d'une saisine administrative à tiers détenteur pour le recouvrement d'impôts. La juridiction retient cette solution car le requérant n'a pas préalablement formé la réclamation obligatoire auprès de l'administration fiscale, comme l'exigent les articles L. 281 et R*281-1 du Livre des procédures fiscales. L'ordonnance est rendue en application de l'article R. 222-1 du Code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et trois mémoires, enregistrés les 28 septembre, 6 octobre, 19 octobre et 1er novembre 2023, M. A... B... demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de constater qu’il y a eu un accord d’échelonnement de paiement avec le service des impôts des particuliers de la mairie du 7ème arrondissement de Paris ;
2°) d’annuler la saisine administrative à tiers détenteur ;
3°) d’ordonner que le solde restant dû à la date du dernier mémoire fasse l’accord d’un échelonnement de paiement sur 24 mois ;
4°) d’ordonner, en dédommagement du préjudice subi, la remise globale des pénalités et des intérêts.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 octobre 2023, le directeur régional des finances publiques d’Île-de-France et de Paris conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable car le requérant n’a pas formé de réclamation préalable sur la saisine administrative à tiers détenteur auprès de la direction régionale des finances publiques au sens des articles L. 281 et R*281-1 du livre des procédures fiscales ;
- le tribunal administratif est partiellement incompétent pour connaitre de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
2. Aux termes de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales : « Les contestations relatives au recouvrement des impôts, taxes, redevances, amendes, condamnations pécuniaires et sommes quelconques dont la perception incombe aux comptables publics doivent être adressées à l'administration dont dépend le comptable qui exerce les poursuites. (…) ». Selon l’article R*281-1 du même livre : « Les contestations relatives au recouvrement prévues par l'article L. 281 peuvent être formulées par le redevable lui-même ou la personne tenue solidairement ou conjointement. Elles font l'objet d'une demande qui doit être adressée, appuyée de toutes les justifications utiles, au chef de service compétent suivant : / a) Le directeur départemental ou régional des finances publiques du département dans lequel a été prise la décision d'engager la poursuite ou le responsable du service à compétence nationale si le recouvrement incombe à un comptable de la direction générale des finances publiques ; ».
3. En l’espèce, M. B... ne justifie pas avoir formé une réclamation préalable en application des dispositions de l’article R*281-1 du livre des procédures fiscales. Dès lors, comme le soutient l’administration, la requête de M. B... doit être regardée comme manifestement irrecevable. Il y a donc lieu de la rejeter selon procédure prévue par les dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au directeur régional des finances publiques d’Île-de-France et de Paris.
Fait à Paris, le 26 mars 2026.
Le vice-président de la 2ème section,
signé
J-P. Séval
La République mande et ordonne au ministre de l’économie des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Par une requête et trois mémoires, enregistrés les 28 septembre, 6 octobre, 19 octobre et 1er novembre 2023, M. A... B... demande au tribunal, dans le dernier état de ses écritures :
1°) de constater qu’il y a eu un accord d’échelonnement de paiement avec le service des impôts des particuliers de la mairie du 7ème arrondissement de Paris ;
2°) d’annuler la saisine administrative à tiers détenteur ;
3°) d’ordonner que le solde restant dû à la date du dernier mémoire fasse l’accord d’un échelonnement de paiement sur 24 mois ;
4°) d’ordonner, en dédommagement du préjudice subi, la remise globale des pénalités et des intérêts.
Par un mémoire en défense, enregistré le 31 octobre 2023, le directeur régional des finances publiques d’Île-de-France et de Paris conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la requête est irrecevable car le requérant n’a pas formé de réclamation préalable sur la saisine administrative à tiers détenteur auprès de la direction régionale des finances publiques au sens des articles L. 281 et R*281-1 du livre des procédures fiscales ;
- le tribunal administratif est partiellement incompétent pour connaitre de la requête.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents de formation de jugement des tribunaux et des cours peuvent, par ordonnance : (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
2. Aux termes de l’article L. 281 du livre des procédures fiscales : « Les contestations relatives au recouvrement des impôts, taxes, redevances, amendes, condamnations pécuniaires et sommes quelconques dont la perception incombe aux comptables publics doivent être adressées à l'administration dont dépend le comptable qui exerce les poursuites. (…) ». Selon l’article R*281-1 du même livre : « Les contestations relatives au recouvrement prévues par l'article L. 281 peuvent être formulées par le redevable lui-même ou la personne tenue solidairement ou conjointement. Elles font l'objet d'une demande qui doit être adressée, appuyée de toutes les justifications utiles, au chef de service compétent suivant : / a) Le directeur départemental ou régional des finances publiques du département dans lequel a été prise la décision d'engager la poursuite ou le responsable du service à compétence nationale si le recouvrement incombe à un comptable de la direction générale des finances publiques ; ».
3. En l’espèce, M. B... ne justifie pas avoir formé une réclamation préalable en application des dispositions de l’article R*281-1 du livre des procédures fiscales. Dès lors, comme le soutient l’administration, la requête de M. B... doit être regardée comme manifestement irrecevable. Il y a donc lieu de la rejeter selon procédure prévue par les dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B... et au directeur régional des finances publiques d’Île-de-France et de Paris.
Fait à Paris, le 26 mars 2026.
Le vice-président de la 2ème section,
signé
J-P. Séval
La République mande et ordonne au ministre de l’économie des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
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